«Jamais je ne vais lui pardonner», dit la mère de Jessy Drolet

«C'est grave, la faute qu'elle a commise. Jessy... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«C'est grave, la faute qu'elle a commise. Jessy n'est plus là pour parler, mais c'était un gars prudent. Il était au mauvais endroit, au mauvais moment. La même chose serait arrivée si ça avait été quelqu'un d'autre», affirme Marlène Drolet.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Sept mois après l'accident qui lui a enlevé son fils unique, Marlène Drolet est toujours habitée d'une colère qui veut s'exprimer.

Le 9 septembre, veille de l'accident, Jessy Drolet est passé chez sa mère chercher son cadeau d'anniversaire. Il avait eu 38 ans trois jours plus tôt. «Je lui avais acheté des jeans avec la jambe étroite parce que c'est pratique lorsque tu fais de la moto», relate Mme Drolet. Il n'aura jamais eu l'occasion de les porter.

Il était ensuite allé rejoindre sa copine qui habite Stoneham. C'est de chez elle qu'il partait lorsque le pire s'est produit. «C'est grave, la faute qu'elle a commise, lance la mère à l'endroit de la conductrice. Jessy n'est plus là pour parler, mais c'était un gars prudent. Il était au mauvais endroit, au mauvais moment. La même chose serait arrivée si ça avait été quelqu'un d'autre», affirme Mme Drolet. Le 11 septembre 2015, des policiers se rendaient chez elle lui annoncer la triste nouvelle. 

Le mardi 12 avril, elle se rendait au bureau du Directeur des poursuites criminelles pour apprendre «une bonne nouvelle» : une accusation était portée contre la policière Isabelle Morin. «Je suis soulagée. Je n'avais pas confiance, mais là, ça me donne du courage pour la suite», confie celle qui avait déjà critiqué la longueur de l'enquête. 

«Les gens disent qu'il faut pardonner. Moi, jamais je ne vais lui pardonner. Je vais avoir de la rancoeur jusqu'à la fin de mes jours. Ça me défoule. Ça me fait du bien. Il ne faut pas toucher à ma famille», laisse-t-elle tomber.

Évidemment, énormément de peine côtoie cette colère. Mme Drolet pense souvent à Jessy et perpétue sa mémoire à sa façon. Comme l'accident s'est produit le jeudi 10 septembre, elle se rend sur les lieux chaque 10 du mois qui tombe un jeudi, vers 23h. C'est arrivé en mars et en décembre. Elle y dépose des fleurs et une croix qu'elle fabrique elle-même.

La mère compte maintenant assister aux procédures judiciaires et enfin pouvoir mettre un visage sur la personne qui est impliquée dans le décès de son garçon. «Elle va faire son deuil en même temps que moi», conclut-elle, peut-être en raison des longues procédures qui débutent. 

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