Coupable de voies de fait sur ses quatre enfants

Claques, coups de ceinture, agenouillement forcé; un père de famille colérique... (Photothèque Le Soleil)

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(Québec) Claques, coups de ceinture, agenouillement forcé; un père de famille colérique a été reconnu coupable de sévices sur ses quatre enfants, âgés de 9 mois à 17 ans, et sur une ex-conjointe.

Simon (prénom fictif), 47 ans, de Québec, reconnaissait avoir donné quelques claques à sa fille et à son fils aîné. Il niait tout autre geste de violence.

La juge Hélène Bouillon l'a reconnu coupable de toutes les accusations de voies de fait et voies de fait armées d'une ceinture, des délits commis sur une période de 15 ans, à partir de 1997. Sur le lot des gestes, quelques abus n'ont pas été prouvés hors de tout doute raisonnable, précise la juge. 

Au fil de ses relations avec les trois mères de ses enfants, Simon, impatient, a multiplié les sautes d'humeur et plongé les enfants dans la crainte. «Un climat de domination les laissait appréhender, de façon constante et réaliste, d'autres éclats de violence, décrit la juge Bouillon dans sa décision. Il est clair qu'ils [les enfants] étaient contraints psychologiquement à se soumettre aux punitions inusitées, imposées par leur père.»

Lorsqu'il était mécontent d'eux, Simon obligeait ses deux aînés à s'agenouiller sur la céramique de la cuisine et à placer leurs mains sous leurs genoux pendant une vingtaine de minutes.

La défense a plaidé que ces gestes ne constituaient pas des voies de fait au sens du Code criminel. 

La juge Bouillon a estimé que la contrainte utilisée par le père «équivalait à l'emploi d'une force, psychologique, non équivoque et importante, qui ne laissait d'autre choix aux enfants que celui de s'exécuter».

Le fils aîné s'est opposé à la punition de l'agenouillement à une occasion, lorsqu'il avait 17 ans, et une violente bagarre avec son père a éclaté. Le fils a lancé une chaise pliante, atteignant son père au visage. L'adulte a répliqué avec quatre ou cinq coups de poing au visage de l'adolescent.

Les tout-petits aussi

Simon a aussi été déclaré coupable de voies de fait sur son garçonnet de 11 mois. 

Alors que l'enfant était juché sur une table pour essayer d'attraper un bibelot, le père, furieux, l'a d'abord averti puis l'a tiré par le bras violemment avant de le lâcher. Le petit garçon est tombé au sol et s'est cogné la tête.

La mère du bambin a aussi été rudoyée lors de cet épisode.

À un autre moment, Simon n'a pas hésité à taper les fesses de sa fille de sept ans parce qu'elle était incapable de compter jusqu'à 250. La même fillette a reçu une claque au visage parce qu'elle avait, selon le père, oublié de tenir la main de son bébé frère qui commençait à marcher.

À une occasion, elle a reçu des coups de ceinture de cuir en guise de correction.

La juge a aussi été convaincue par la Couronne que Simon a, à de nombreuses reprises, serré les jambes de ses deux plus jeunes enfants. «Lorsque les enfants n'obéissaient pas aux demandes, l'accusé intervenait rapidement et physiquement auprès d'eux puisqu'il était incapable de supporter la répétition des consignes», écrit la juge.

Le père reviendra devant la cour le 12 mai pour l'étape des représentations sur la peine.

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