Procès de Johanne Johnson: des aveux trop détaillés pour être faux, selon la poursuite

Johanne Johnson subit son procès pour meurtre au... (Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Johanne Johnson subit son procès pour meurtre au palais de justice de Percé.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) Johanne Johnson, accusée du meurtre prémédité de son conjoint, a fait des aveux trop précis pour être inventés, a plaidé la Couronne jeudi au palais de justice de Percé. Son mobile: battue et humiliée de longue date par James Dubé, elle l'a tué parce qu'elle «n'en pouvait plus», croit la poursuite.

M. Dubé, un pêcheur de homard de Grande-Rivière, a été retrouvé mort sur son divan, une balle dans la tête, le 30 avril 1998. Mme Johnson, principale suspecte à l'époque, a avoué le meurtre lors d'une opération «Mister Big» en 2013. Les policiers ont monté une fausse organisation criminelle où ils ont recruté l'accusée et l'ont incitée à faire des aveux devant le «grand patron», un agent d'infiltration.

James Dubé battait sa conjointe et s'en servait comme «bouc émissaire» dans l'entreprise où tous deux travaillent, a rappelé la poursuite. Le jour du meurtre, le couple se dispute sur le séjour à la maison de leur fille aînée, qui avait abandonné l'école. M. Dubé accuse aussi sa conjointe d'erreurs au travail. Les deux ont une relation sexuelle malgré le refus de Mme Johnson. «J'étais tellement écoeurée, je n'en pouvais plus», dira Mme Johnson dans des aveux filmés.

Selon la poursuite, elle va chercher l'arme à feu dans la chambre à coucher et tue James Dubé. «Ce n'est pas fait sur un coup de tête. Son intention existait depuis longtemps», dit le procureur de la couronne, Gérard Maltais.

Mercredi, l'avocat de la défense a plaidé que Mme Johnson a fait de faux aveux parce qu'elle craignait pour sa vie et celle de ses «amis», des agents d'infiltration.

Selon la Couronne, un témoignage inventé ne serait pas aussi précis. «Elle ne va pas juste dire: je l'ai tiré et je suis partie. Chaque chose est décrite avec de multiples détails», dit M. Maltais.

L'emplacement de la plaie, la place d'où la balle a été tirée, l'absence de douille: tout concorde avec la scène de crime, fait remarquer maître Maltais.

Mme Johnson «n'était pas dans un état de peur, ajoute l'avocat. Elle rencontre [le grand patron] dans le but de garder son emploi, de continuer à faire partie de l'organisation».

La juge donnera ses directives au jury de 12 personnes le 13 avril, qui commencera ensuite ses délibérations.

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