Interventions policières en santé mentale: Lehouillier veut s'attaquer au problème

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Le Soleil révélait lundi que les budgets de formation pour le Service de police de Lévis  - tous secteurs confondus - sont amputés de 25 % pour l'année 2016. Sans s'engager à rétablir ces budgets, le maire Gilles Lehouillier s'est dit ouvert à procéder à un «repositionnement».

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le maire de Lévis Gilles Lehouillier se dit préoccupé par les récents incidents impliquant des gens ayant des problèmes de santé mentale et souhaite s'attaquer à la problématique.

«On constate qu'il y a une tendance, qu'il y a de plus en plus de gens qui sont laissés à eux-mêmes au niveau de la santé mentale», a-t-il avancé en entrevue lundi.

Il réagissait à un article du Soleil indiquant que les budgets de formation pour le Service de police de Lévis - tous secteurs confondus - sont amputés de 25 % pour l'année 2016. Sans s'engager à rétablir ces budgets, le maire s'est dit ouvert à procéder à un «repositionnement», à «regarder les créneaux sur lesquels on va axer davantage nos interventions, par exemple la santé mentale».

Il cite à ce sujet quelques statistiques : depuis 2009, la criminalité a diminué de 19 % à Lévis et les collisions automobiles, de 21 %. Pendant ce temps, la population a augmenté de 6 %. «J'ai demandé à mon directeur de police d'étudier la question et de me présenter un plan d'action. À un moment donné, avec le même budget, on peut peut-être travailler autrement et affecter nos ressources différemment», soutient M. Lehouillier.

L'exemple de PECH

Le maire est aussi intéressé à s'inspirer du Programme d'encadrement clinique et d'hébergement (PECH) de Québec. Ce centre de crise, ouvert en tout temps, permet aux policiers de déposer des personnes désorganisées et de les confier à un intervenant, au lieu de les amener à l'hôpital. «On va aller voir ce qui se fait à Québec. On va regarder ça de près», soutient M. Lehouillier. 

Mais M. Lehouillier est aussi convaincu que les problèmes de santé mentale au sein de la population ne concernent pas seulement la sécurité publique. «Nos policiers sont pris avec ça, mais ça cache peut-être une autre problématique.»

L'Hôtel-Dieu de Lévis prend de l'ampleur et, à cet effet, M. Lehouillier souhaite rencontrer des représentants du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Chaudière-Appalaches. «Est-ce que les budgets affectés à la santé mentale sont suffisants dans nos hôpitaux? Il faut travailler ensemble et voir à ce que chacun respecte ses obligations», dit-il. 

M. Lehouillier souhaite aussi impliquer les organismes communautaires. Une grande rencontre aura lieu entre la Ville et ceux-ci en mai, où la question sera abordée. 

«Ce qu'on vit là, ça fait partie de la croissance d'une ville. On avait moins de cas il y a quelques années, mais là, ça nous rattrape», juge le maire. 

Rappelons que les policiers de Lévis ont récemment eu du fil à retordre avec des citoyens aux prises avec des problèmes de santé mentale. Des coups de feu ont été tirés sur Andrée Morin, 37 ans, lors d'une poursuite au centre-ville à la mi-mars. En octobre dernier, les policiers ont aussi tiré sur Alexandre Beaupré-Asselin, 29 ans, pour le maîtriser, après qu'il eut attaqué un policier avec une barre de fer à L'Hôtel-Dieu de Lévis. Des les deux cas, des enquêtes indépendantes ont été ouvertes.

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