Sikh tabassé: un geste «isolé» et «inacceptable»

La vidéo montrant un sikh de la région de Toronto se faire marteler de coups... (Photo tirée d'une vidéo de CTV)

Agrandir

Photo tirée d'une vidéo de CTV

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La vidéo montrant un sikh de la région de Toronto se faire marteler de coups par trois hommes est un geste «isolé» et «inacceptable», affirme la Ville de Québec.

Lors du long congé pascal, Supninder Singh Khehra marchait avec des amis près de la Grande Allée, sur la rue D'Artigny. Trois individus ont alors interpellé le Torontois. Ce qui a commencé par quelques insultes s'est vite transformé en bagarre, peut-on voir dans la vidéo diffusée par CTV News.

L'homme, qui demeure au Canada depuis près d'un an, a été frappé à plusieurs reprises au visage. Lorsqu'il s'est retrouvé au sol, un individu le frappe derrière la tête. L'événement s'est produit vers 3h45 dans la nuit de samedi à dimanche.

«S'il y a une ville au Canada qui est sécuritaire, c'est bien Québec. C'est certain que c'est regrettable», indique au Soleil l'attaché de presse du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin, qui a dû faire face aux questions de plusieurs journalistes de Toronto vendredi.

La Ville déplore et condamne ce genre de geste, qui semble être à caractère raciste. «C'est un geste inacceptable. Des incidents de ce genre-là ne se produisent presque jamais», estime M. Nolin. «C'est la première fois que j'entends parler d'un événement de ce type-là. On va laisser l'enquête se poursuivre. Elle va nous révéler dans quelles circonstances tout cela s'est produit», ajoute-t-il.

Pour l'heure, deux individus de 21 ans de la région de Québec ont été arrêtés en lien avec l'altercation. L'un des hommes a été libéré avec sommation. L'autre, Gabriel Royer Tremblay, a comparu au palais de justice de Québec pour voies de fait et menaces envers les policiers. Il a été libéré sous caution. Il devrait être de retour en cour le 13 avril pour un autre dossier où il fait face notamment à des accusations pour introduction par effraction.

Quant à M. Khehra, il est présentement en convalescence à Toronto. Il n'oubliera pas de sitôt son bref passage dans la capitale, qui s'est conclu avec un oeil au beurre noir, des douleurs aux mains, un mal de dos et un choc émotif. Le Torontois demeure tout de même ouvert à l'idée de venir séjourner à nouveau à Québec.

Une enquête a été ouverte par le SPVQ qui n'écarte pas la possibilité que d'autres accusations puissent être déposées.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ainsi que la ministre de l'Immigration Kathleen Weil ont tous deux souligné vendredi que les gestes racistes étaient quelque chose d'inacceptable.

«Réfugiés, non merci»

Ce n'est pas la première fois que la capitale fait parler d'elle à travers le pays pour des gestes en apparence racistes. En novembre dernier, une banderole sur laquelle était inscrit «Réfugiés, non merci» avaient été installée au-dessus de l'autoroute Henri-IV. Quelques jours plus tard, une autre banderole, au même endroit, cette fois-ci avec le slogan «Réfugiés bienvenue à Québec» avait été accrochée.

Pour le porte-parole du maire, il n'y a aucun lien à faire entre les deux événements. «Je ne fais pas de lien avec ça. C'est un incident isolé [celui de M. Khehra]. À Québec, tout le monde vit très bien ensemble», conclut-il.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer