Les faits divers en bref

Poursuite de 300 000 $ après la fusillade au McDo (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Poursuite de 300 000 $ après la fusillade au McDo

La fusillade a eu lieu dans le stationnement... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

Agrandir

La fusillade a eu lieu dans le stationnement du McDonald's de la rue Bouvier à la fin mars 2013.

Photothèque Le Soleil

Un Lévisien accusé de trafic de drogue, Philippe Saint-Antoine, réclame 300 000 $ en dommages à la Ville de Lévis et à ses deux policiers qui lui ont tiré dessus lors d'une arrestation spectaculaire au McDo de la rue Bouvier, en mars 2013, lui causant une paralysie aux jambes.

Après avoir échoué dans sa tentative d'obtenir l'arrêt des procédures criminelles en plaidant l'usage d'une force excessif par les policiers, Saint-Antoine, 33 ans, réclame une compensation financière dans une poursuite civile.

Le 28 mars 2013, les policiers de Lévis avaient mis sous filature Philippe Saint-Antoine et Maxime Lemay, qu'ils soupçonnaient de vendre de la marijuana.

Les policiers Michaël Anctil et David Patry, circulant à bord d'une voiture banalisée, repèrent le duo sur le stationnement du McDo de la rue Bouvier et décident de procéder à l'arrestation des trafiquants allégués.

Arme au poing, les policiers s'approchent du véhicule ciblé. Le policier Patry ouvre alors la portière du côté passager.

Philippe Saint-Antoine, qui était conducteur, affirme dans sa poursuite qu'à ce moment, en raison des vêtements civils et de l'absence d'un badge visible, il a pris les policiers pour des voleurs qui voulaient lui dérober le sac d'argent aux pieds de son passager.

Saint-Antoine enclenche la marche arrière jusqu'à faire perdre l'équilibre au policier Patry, qui tire dans sa direction.

Le policier Michaël Anctil tire aussi deux balles. Saint-Antoine est atteint au thorax par l'une d'elles et perd le contrôle des pédales de l'auto, qui continue d'avancer lentement. L'agent Patry tire alors sept projectiles vers le véhicule.

Les deux suspects sont conduits à l'hôpital. La balle reçue par Saint-Antoine ayant frappé sa colonne vertébrale, il a eu la moelle épinière compressée et a subi des lésions qui ont entraîné une paralysie des jambes durant une longue période. Il a été hospitalisé durant 15 jours, puis a dû passer deux mois à faire ce qu'il qualifie de «longue et difficile» réhabilitation.

S'il est aujourd'hui capable de marcher avec une canne, Philippe Saint-Antoine affirme éprouver des douleurs chroniques et conserver une démarche anormale.

Il allègue avoir dû acheter pour des milliers de dollars d'équipement spécialisé, notamment un bain thérapeutique et un lit orthopédique.

Dans sa requête en dommages, Philippe Saint-Antoine estime que les policiers lévisiens ont posé des gestes négligents «d'une violence extrême, de nature dangereuse» qui ne pouvaient que porter atteinte à sa vie et à celle de son passager. Sans compter, ajoute-t-il, que compte tenu de l'endroit achalandé où la fusillade a eu lieu, les policiers ont compromis, dit-il, la sécurité du public.

En rejetant la requête en arrêt des procédures des accusés, la juge Johanne Roy avait conclu que les tirs des policiers étaient le résultat des actions de Saint-Antoine. La juge avait toutefois déploré le fait que les deux policiers ne se soient pas interrogés sur le lieu d'interception et le potentiel de danger pour les citoyens.

Maxime Lemay a plaidé coupable et a été condamné à une peine de 26 mois de détention. Philippe Saint-Antoine, présentement incarcéré, saura le 18 avril si la juge Johanne Roy le déclare coupable de trafic de stupéfiants.

Plaidoyer de culpabilité si alambiqué qu'il pourrait y avoir procès

L'hippodrome de Québec... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

Agrandir

L'hippodrome de Québec

Photothèque Le Soleil

L'ex-pdg des hippodromes du Québec Jacques Brulotte s'est reconnu coupable d'abus de confiance en ayant accepté plus de 75 000 $ de bonis auxquels il n'avait pas droit. Mais sa reconnaissance de culpabilité est tellement alambiquée que la juge Johanne Roy pourrait envoyer les parties en procès.

Après sept ans de procédures, l'ex-patron des hippodromes de Québec, Montréal et Trois-Rivières en arrivait à connaître sa peine mercredi. Son avocat réclame une absolution inconditionnelle tandis que la poursuite ne s'y oppose pas, laissant le tout à l'appréciation de la juge Johanne Roy.

Jacques Brulotte avait apporté un chèque visé de 35 000 $ pour rembourser l'État.

Le fonctionnaire retraité, âgé de 73 ans, a admis l'été dernier que durant la majeure partie de son mandat à la Société nationale du cheval de course (SONACC), il avait accepté des bonis de performance pour un total de 76 500 $ après impôt.

Contrairement aux autres membres du conseil d'administration de la SONACC, Jacques Brulotte n'avait toutefois pas le droit de toucher ces bonis de rendement en raison de son statut de fonctionnaire au ministère de l'Agriculture et de la compensation annuelle de 20 000 $ qu'il recevait déjà pour le prêt de service.

Nuances et de justifications

Invité à s'adresser à la juge Johanne Roy, Jacques Brulotte a réitéré que les bonis étaient une façon de reconnaître ses efforts additionnels et que tout le monde était au courant.

Le retraité a ajouté tellement de nuances et de justifications que la juge Roy s'est mise à douter de la validité de sa reconnaissance de culpabilité.

Stoppant les représentations sur la peine, elle a ordonné aux parties de réévaluer la situation. Jacques Brulotte reviendra devant la cour le 16 mai pour savoir s'il devra subir un procès.

Un couple de policiers victime de menaces réclame des frais de déménagement

Poursuite de 300 000 $ après la... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 6.0

Agrandir

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Un couple de policiers qui a dû déménager après avoir subi des menaces de la part d'un accusé réclame des frais et des dommages de 78 000 $ à la Sûreté du Québec.

Michel Lambert, 59 ans, de Lévis, a été arrêté à l'été 2010 pour plusieurs crimes, notamment pour incendie criminel et conduite avec les capacités affaiblies.

Durant son interrogatoire, l'homme, qui compte de nombreux antécédents judiciaires, aurait dit éprouver un désir de vengeance envers les policiers et particulièrement envers une agente. Il aurait même mentionné l'adresse de la policière et affirmé avoir l'intention de tuer ses enfants.

La policière a été informée des menaces par ses supérieurs.

En février 2011, Lambert a plaidé coupable et a été condamné à une peine de deux ans de détention pour l'ensemble des accusations, entre autres pour intimidation d'une personne associée au système judiciaire, menaces de mort et voies de fait sur un agent de la paix. 

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a recommandé le maintien en incarcération de Michel Lambert jusqu'à la fin de sa peine, le 3 février 2013.

Selon la poursuite déposée par le couple de policiers, la Sûreté du Québec avait d'ailleurs écrit à la Commission en 2012 en précisant avoir des motifs raisonnables de croire que Lambert représentait un risque pour ses agents et leur famille.

Les deux policiers allèguent dans leur requête que, dès juin 2012, la Sûreté du Québec envisageait le déménagement de ses agents. 

N'ayant toujours pas reçu d'aide ni de soutien en décembre 2012, et appréhendant la libération prochaine de Michel Lambert, les deux policiers ont acheté un condominium, l'option de déménagement la moins coûteuse selon eux.

Les deux policiers allèguent que, dans sa réponse officielle, la Sûreté du Québec ne leur a octroyé aucun montant d'argent.

«Il est de la responsabilité de la Sûreté du Québec de veiller à la protection de ses policiers et de celle de leur famille lorsqu'une menace concrète et réelle découle directement de l'exécution de leurs fonctions», affirme le couple dans sa requête.

Les deux policiers disent avoir subi énormément de stress, au point d'avoir été placés en arrêt de travail pour cause de maladie. Ils disent continuer à vivre une angoisse quotidienne, en partie parce qu'ils ne connaissent pas le lieu de résidence de Michel Lambert. La policière affirme avoir dû changer son apparence physique afin de minimiser ses chances d'être reconnue par Lambert.

Les deux policiers ont envoyé une réclamation de frais de déménagement de 28 400 $ à la Sûreté du Québec. Ils réclament en outre des dommages de 50 000 $.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer