La GRC évalue la menace terroriste à la baisse à Québec et dans l'Est

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L'Équipe intégrée de la sécurité nationale avait réactivé ses activités à la suite des attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa.

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(Québec) La Gendarmerie royale du Canada (GRC) évalue à la baisse la menace terroriste qui pèse sur Québec et dans l'est de la province. Au cours des derniers jours, elle a d'ailleurs mis fin aux activités d'une équipe intégrée d'enquêteurs créée il y a à peine un an.

L'équipe, formée en février 2015, avait pour mandat de contrer la menace terroriste et la montée de mouvements extrémistes potentiels dans la capitale nationale jusqu'à Gaspé. Elle était composée d'enquêteurs de la GRC, d'au moins deux de la Sûreté du Québec et un autre du Service de police de la Ville de Québec. Ses membres travaillaient en concertation à partir du bureau du détachement de Québec, voisin de l'aéroport.

La nouvelle peut paraître surprenante dans le contexte des récents attentats de Bruxelles. Plus près de nous, le journaliste et coauteur de Djihad.ca, Fabrice de Pierrebourg, invitait le maire Régis Labeaume, dimanche à l'émission Tout le monde en parle, à s'intéresser aux activités de radicalisation qui se dérouleraient dans sa propre cour, indiquant que l'Université Laval était un «petit foyer de radicalisation». 

«Chacun est retourné dans son service de police respectif quelque part en mars, confirme au Soleil le caporal François Gagnon, du détachement de la GRC basé à Montréal. C'est une décision opérationnelle basée sur l'évaluation de la menace qui est à la baisse», poursuit-il.

Cette «escouade» était une extension de l'Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) créée après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. L'EISN n'a jamais cessé ses activités au niveau national. Cependant, elle n'était plus opérationnelle dans la capitale avant 2015.

Le caporal Gagnon explique dans quel contexte elle avait été «réactivée». «Les attentats perpétrés à Saint-Jean-sur-Richelieu [20 octobre 2014] et à Ottawa [22 octobre 2014] ont été suivis par un flot d'appels constant partout au Canada de gens qui voulaient informer les autorités d'éventuels complots.»

Le gouvernement conservateur de l'époque avait aussi exprimé sa volonté de hausser d'un cran la sécurité contre de potentielles attaques terroristes à la suite de ces attentats.

Informations citoyennes

Le démantèlement de l'escouade n'empêche pas chaque corps policier de mener des enquêtes, de recueillir et d'échanger des informations, tient à rassurer le caporal. À ce sujet, M. Gagnon réitère que la population joue un rôle «hyper-important». Les enquêteurs travaillent souvent à partir d'informations de citoyens.

«Nous constatons que la menace actuelle ne justifie pas que l'équipe poursuive ses activités dans la forme actuelle. Cependant, il y a des appels chaque jour au Canada. Est-ce qu'ils sont toujours fondés? Certainement pas, mais ils sont vérifiés.»

Preuve que la collaboration demeure entre les corps policiers. C'est une information provenant de la police de Québec qui aurait conduit à une vaste opération policière, mardi, visant à trouver des explosifs dans une résidence de Pierrefonds-Roxboro.

En 2013, une enquête sur un complot pour attaquer un train de VIA Rail effectuant la liaison entre Toronto et New York avait mené jusqu'à un étudiant de l'Université Laval, alors résident du quartier Saint-Roch.

Le Tunisien Ahmed Abassi avait été arrêté aux États-Unis en 2013 après s'être vu refuser un visa pour revenir au Canada à la suite d'un voyage dans son pays d'origine. Un agent du FBI, Tamer, était infiltré dans son milieu. Dès son arrivée aux États-Unis, Abassi a menti aux douaniers en disant qu'il travaillerait pour Tamer, et ce, afin d'obtenir le droit de rester chez nos voisins du sud.

Il avait été arrêté et accusé d'avoir fait de fausses déclarations dans le but de faciliter un acte terroriste international. Selon le FBI, l'homme de 28 ans aurait contribué à radicaliser Chiheb Esseghaier, l'un des accusés dans le complot.

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