Gawker condamné à payer 115 millions $ à Hulk Hogan pour une vidéo intime

Hulk Hogan... (AP, Steve Nesius)

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Hulk Hogan

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Agence France-Presse
St. Petersburg

Un jury américain a condamné vendredi le site Gawker à payer 115 millions $ au célèbre lutteur Hulk Hogan, dont il avait diffusé une vidéo en compagnie intime de l'épouse d'un ami.

Les six jurés ont conclu que Gawker avait violé la vie privée de Hulk Hogan en publiant cette vidéo d'une minute 41 secondes dans laquelle ils ont des relations sexuelles.

Les jurés ont délibéré pendant six heures au terme d'un procès au civil de deux semaines devant un tribunal de St Petersburg, en Floride.

Aujourd'hui à la retraite, Hulk Hogan figure parmi les plus célèbres lutteurs américains. Reconnaissable à son bandana noir sur la tête, sa grande moustache blanche et sa croix d'argent sur le torse, de son vrai nom Terry Bollea, Hogan est devenue une vedette d'émissions de téléréalité.

Nick Denton, fondateur et président de la société du site d'actualités et de divertissement Gawker Media, a indiqué qu'il allait faire appel et s'est dit «très optimiste».

Hulk Hogan est «extrêmement heureux», a réagi son avocat David Houston. La décision du jury exprime, selon lui, «le dégoût de l'opinion face à l'intrusion dans la vie privée déguisée en journalisme».

Le lutteur, âgé de 62 ans, avait estimé que cette vidéo violait sa vie privée. «J'ai été complètement humilié», avait-il témoigné au procès.

Vue sept millions de fois

Bien que l'athlète ait demandé à Gawker de retirer la vidéo, elle était restée pendant six mois sur le site et aurait été vue sept millions de fois, selon son avocat. «Cet homme a été ainsi montré et exposé nu au monde entier», avait expliqué un autre avocat du catcheur, Shane Vogt. «Il s'agit d'une vidéo pornographique qui a été enregistrée en secret sans le consentement de M. Bollea, et ils le savaient», avait-il insisté.

Un avocat de Gawker, Michael Berry, avait fait valoir que l'enregistrement et la diffusion de photos et de vidéos - même salaces - étaient inévitables avec des personnes célèbres. «L'opinion est fascinée par les enregistrements à caractère sexuel. C'est comme ça aujourd'hui», avait plaidé M. Berry.

Les défenseurs de Gawker avaient défendu la liberté d'expression, protégée aux États-Unis par le premier amendement de la Constitution, et argué que Hogan se vantait lui-même de ses conquêtes sexuelles dans les médias.

Hogan avait lui expliqué durant le procès que son ami, une célébrité de la radio surnommée «Bubba the Love Sponge Clem», partisan d'un mariage ouvert, souhaitait que sa femme ait des relations sexuelles avec lui.

Hulk Hogan avait finalement accepté, sans savoir que leur rencontre serait filmée par son ami.

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