La libération d'un meurtrier devancée

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André Roy, au moment de son arrestation en 2000

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(Québec) André Roy aura droit à une libération conditionnelle devancée. Le meurtrier du jeune Victor Lemay, André Roy, pourra obtenir sa libération conditionnelle cinq ans avant la date fixée à l'origine, soit en 2020.

Au terme d'une requête en révision judiciaire qui aura duré un peu plus d'une semaine, le jury de 10 hommes et 2 femmes a accueilli en partie la requête du détenu. En partie parce que contrairement à ce que André Roy réclamait, soit de pouvoir s'adresser dès maintenant à la Commission des libérations conditionnelles, le détenu de 38 ans devra attendre en 2017 pour demander des sorties sans escorte et une semi-liberté. Il atteindra l'étape de la libération conditionnelle totale en 2020, soit 20 ans après avoir été condamné pour le meurtre prémédité de Victor Lemay, 17 ans, de Sainte-Croix de Lotbinière.

Muet à son procès il y a 16 ans, André Roy a cette fois-ci longuement expliqué son enfance malheureuse chez les Témoins de Jéhovah et ses troubles obsessionnels compulsifs violents qui l'ont, dit-il, amené à tuer Victor Lemay d'une balle derrière la tête.

Roy a aussi évoqué le sentiment de culpabilité qui, affirme-t-il, l'habite à longueur d'année et l'aide à rester sur le droit chemin, loin de la consommation de drogue.

L'avocate du Roy, Me Sandra Brouillette, a fait témoigner son agente de libération conditionnelle qui a décrit un détenu «sincère», empathique envers la famille de la victime.

La procureure de la Couronne Me Geneviève Lacroix, qui avait fait condamner André Roy en décembre 1999, a donné aux jurés une lettre de la mère de Victor Lemay. «La prison à vie pour moi, ce n'est pas que 25 années. Pour moi, en tant que mère de Victor, ce sera le restant de mes jours», écrivait Madeleine Lauzé.

La procureure de la Couronne se montrait satisfaite de la décision du jury. «M. Roy, il faut le reconnaître, a fait un cheminement en milieu carcéral, il a amélioré ses connaissances tant académiques que personnelles et il a pris en charge certaines difficultés qu'il avait, note Me Lacroix. Cependant, il y avait encore des zones grises qui étaient pour nous des sujets d'inquiétude, et je pense que la décision du jury reflète l'ensemble de cette preuve-là.»

Aux yeux de la procureure de la Couronne, André Roy a encore «certaines étapes à franchir pour avoir des acquis encore plus solides».

Après 2020, lorsque André Roy aura obtenu sa libération conditionnelle totale, l'homme condamné à l'emprisonnement à vie restera sous la supervision des Services correctionnels jusqu'à son décès.

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