Chauffarde blessée par balle par la police de Lévis

L'intervention policière a eu lieu vers 13h30 face... (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

Agrandir

L'intervention policière a eu lieu vers 13h30 face au 5500, boulevard Guillaume-Couture, tout près de l'intersection du boulevard Président-Kennedy. Selon des témoins, les policiers ont encerclé la fuyarde au moment où elle sortait de l'entrée d'un commerce

Collaboration spéciale Steve Jolicoeur

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une femme de 37 ans a été atteinte, lundi, d'un projectile d'arme à feu tiré par un policier, au terme d'une poursuite dans les rues de Lévis.

Un appel fait au 9-1-1 vers 13h30 faisait mention d'une automobiliste à la conduite erratique qui circulait sur la rue Saint-Onésime, située à moins d'un kilomètre de l'endroit où les coups de feu ont été tirés. Aussitôt, des autopatrouilles ont tenté d'intercepter la chauffarde, en vain. Cette dernière a fait fi de la présence policière pour se diriger plus à l'ouest.

Dans sa fuite, elle a emprunté le stationnement commercial qui borde le boulevard Guillaume-Couture et la route du Président-Kennedy. C'est en voulant revenir sur le boulevard Guillaume-Couture, en empruntant la sortie située près du Jean-Coutu, que la poursuite a pris une autre tournure, plus dramatique.

«Elle voyait arriver des autopatrouilles à gauche et à droite. Elle était coincée», raconte Louis, employé chez A. Pouliot, pièces d'autos. Elle s'est alors dirigée dans la chaîne de trottoir de l'autre côté», indique-t-il. Une version corroborée par Pierre-David Simoneau, vendeur chez Le coureur Bionick, commerce justement situé de «l'autre côté». «Elle était presque dans le parking», lance celui qui a vu l'automobile foncer en direction de la façade du magasin.

«Elle a essayé de reculer et elle a crampé les roues pour faire un 180 degrés, enchaîne Louis. Mais des policiers étaient déjà sortis de leur véhicule. C'est là qu'il y a eu des coups de feu.» Selon lui, les policiers étaient justifiés de tirer puisqu'elle tentait encore de fuir avec le risque de blesser un agent ou de reprendre la route et de blesser un citoyen.

Ce dernier croit avoir entendu au moins deux détonations, Pierre-David Simoneau, trois, voire quatre. De son côté, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, affirme «qu'au moins un coup de feu a été tiré». La femme a été blessée à l'épaule droite par un des tirs. 

Sur la chaussée, au moins deux douilles étaient visibles. Les vitres avant et arrière - côté passager - de la vieille Saturn noire étaient fracassées. Un impact de balle était visible dans la partie supérieure du pare-brise, côté conducteur.

Une vidéo amateure remise à zone911.com montre que les policiers ont utilisé la manière forte pour sortir et menotter la suspecte. On y voit plusieurs agents monter sur le capot de la Saturn pour rejoindre des collègues qui ouvrent la portière de la conductrice avec force et la sortent violemment, la projetant au sol avant de lui passer les menottes.

L'agente Nepton confirme que la dame a été atteinte par un projectile et conduite à l'hôpital par ambulance. Selon la policière, «on ne craint pas pour sa vie».

Sur cette photo, on aperçoit une des deux... (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur) - image 4.0

Agrandir

Sur cette photo, on aperçoit une des deux douilles visibles sur les lieux.

Collaboration spéciale Steve Jolicoeur

Des tirs nécessaires?

Plusieurs se questionnaient, lundi, à savoir si l'utilisation d'une arme à feu était réellement nécessaire dans les circonstances. Interrogée à ce sujet, Mme Nepton a expliqué qu'un policier est autorisé à appuyer sur la gâchette s'il croit qu'il y a un risque pour sa vie ou pour celle des autres.

Pour l'instant, rien n'indique si la fuyarde possédait une arme ou si elle était en état d'ébriété ou intoxiquée par une autre substance. Des informations que ne possédait pas la relationniste, lundi. Elle ne pouvait pas dire davantage si elle avait des antécédents judiciaires de quelque nature. 

Le Soleil a appris que la femme possédait plusieurs antécédents judiciaires. Elle cumule une vingtaine de dossiers depuis les 15 dernières années. Au moins trois pour possession de stupéfiants, un autre pour voies de fait, un pour menaces et un pour voies de fait contre un agent de la paix. Elle s'est aussi retrouvée en liberté alors que cela lui était interdit et elle a au moins un défaut de se conformer à une ordonnance de la Cour.

La Saturn qu'elle conduisait semble être connue dans le secteur. Du moins, un témoin attiré par la scène a confié au Soleil avoir observé dernièrement certains comportements bizarres de la dame. «Je l'ai vue au moins deux fois dans les derniers jours circuler le matin, les vitres ouvertes et la musique au fond. On n'est quand même pas l'été.» La fuyarde vit tout près du lieu des événements, a appris Le Soleil

Un autre homme arrivé sur la scène d'accident est ami avec une proche de la suspecte. Cette proche avait déjà partagé avec lui le fait qu'elle se questionnait sur certains de ses comportements. Il évoque même la possibilité qu'elle puisse présenter des troubles de santé mentale. 

Comme l'exige l'actuelle politique ministérielle, un autre corps de police, ici la SQ, doit mener l'enquête lorsqu'un citoyen est blessé ou tué lors d'une intervention policière. Des membres du service de l'identité judiciaire et des reconstitutionnistes en accident ont passé l'après-midi et une partie de la soirée à analyser la scène.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer