Les amies de la femme morte dans Saint-Roch racontent les événements

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Billie Caron a été retrouvée morte sur le parvis de l'église Saint-Roch, dans la nuit de vendredi à samedi.

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(Québec) «Elle, moi et Corinne, nous étions un vrai trio, rien ne pouvait nous séparer», raconte Myriam, qui a perdu sa «soeur de coeur» Billie Caron dans des circonstances tragiques, dans la nuit de vendredi à samedi.

L'identité de la jeune femme, retrouvée sans vie devant les portes de l'église Saint-Roch, a été confirmée lundi par les autorités policières. Le drame est survenu vers 2h40, près du bar Le Boudoir, où le trio était sorti pour célébrer le 21e anniversaire de Corinne. 

«Il n'était pas question pour elle de manquer [ma fête]», raconte Corinne. Cette dernière a quitté la soirée seule, vers 2h, laissant ses deux amies derrière. «J'ai eu droit à un dernier câlin, un "bonne fête" et un dernier "je t'aime", écrit-elle. Je me souviendrai à tout jamais de sa joie de vivre ce soir-là.»

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Billie Caron entourée de ses amies Myriam et Corinne. Le trio était sorti au bar Le Boudoir, vendredi, pour célébrer le 21e anniversaire de Corinne. 

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Après son départ, les événements ont pris une tournure tragique. Selon nos sources, Billie Caron aurait quitté le lieu en compagnie d'un ami. «C'était vraiment son genre de pogner un stade où elle veut s'en aller», décrit Andréanne Gros-Louis, amie et ancienne collègue de la jeune femme.

«Elle n'était pas en état d'ébriété ni droguée lorsqu'elle est partie», défend Myriam, qui est restée avec elle jusqu'à son départ du bar. «Ce qui fait le plus mal, c'est que 15 minutes avant tu me parlais pis t'allais bien», a d'ailleurs écrit cette dernière sur sa page Facebook. 

L'ami qui accompagnait Billie est revenu la chercher peu après pour la prévenir que Billie Caron s'était évanouie devant les portes de l'église Saint-Roch, raconte Myriam. Elle précise que contrairement aux dires des policiers, ce n'était pas un passant qui lui a porté secours, mais bien elle. 

Officiellement, les policiers avançaient lundi qu'elle avait été trouvée par un citoyen. 

«Je lui ai fait les manoeuvres et les ambulanciers sont arrivés», dit-elle, ajoutant qu'elle venait de terminer son cours de RCR une semaine avant le drame.

«Je la remercie d'avoir tout essayé pour tenter de sauver notre amie», exprime Corinne. Myriam lui a téléphoné samedi matin pour lui dire ce qui s'était passé. 

«Elle ne voulait pas que je le sache aux nouvelles», commente-t-elle.

Le décès de la jeune femme de 19 ans a été constaté à l'hôpital. L'affaire faisant l'objet d'une enquête, peu de détails ont émané des sources officielles depuis samedi. Des sources ont indiqué au Soleil durant la fin de semaine que du GHB avait pu être ingéré par la jeune femme. Or, cette information n'a pas encore été corroborée.

Deux événements liés?

Quelques heures après la découverte de Billie Caron, une femme qui présentait des signes d'intoxication a été interceptée par les policiers. Son état a nécessité un transport en ambulance jusqu'à l'hôpital. «Nous sommes toujours à vérifier s'il existe un lien entre les deux événements», a seulement indiqué Nancy Roussel, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). 

Encore dimanche et lundi, des amis de Billie Caron ont évoqué le GHB dans des échanges entre eux sur les réseaux sociaux. Selon le SPVQ, seules l'analyse toxicolo-gique et l'autopsie demandées permettront d'identifier ce qui a mené au décès. 

«Ce n'était pas une droguée», soutient Myriam. Corinne et elle admettent ne pas comprendre ce qui s'est réellement passé. «Je ne sais pas ce qui a pu arriver quand nous n'étions pas ensemble», indique Myriam. 

Sur Facebook, les messages d'adieu se multiplient :

«On était si heureux ensemble! T'es mon petit bonheur dans la vie! Jamais je vais t'oublier mon amour! Je t'aime tellement fort!» a écrit son amoureux. 

Les deux commençaient à peine leur relation amoureuse avant que le drame ne les sépare. Ils se fréquentaient depuis février, raconte Andréanne Gros-Louis, qui décrit Billie comme une personne «chaleureuse, à l'écoute des gens».

«Nous faisions tout ensemble», dit Corinne, qui l'avait rencontrée il y a quelques années dans son cours d'esthétique. «J'ai été charmée par son sourire contagieux. Billie était une amie en or et une fille que tout le monde aimait.» 

Myriam raconte qu'elle et Billie devaient prendre la route à l'été 2017 pour visiter les vestiges de la mythique route 66 aux États-Unis. «J'vais essayer de le faire pour toi», a-t-elle écrit. 

Ce samedi, les amis de la jeune femme lui rendront un dernier hommage lors de ses funérailles, à Sherbrooke.

«Ce n'est jamais facile de perdre quelqu'un d'aussi exceptionnel que Billie. Encore plus de la voir à la fin... c'est une image que je n'oublierai jamais», témoigne Myriam.  

Avec David Rémillard

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