Relation amoureuse avec un détenu: une ex-agente de réinsertion coupable d'entrave

Le juge Hubert Couture a signifié qu'il n'avait... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le juge Hubert Couture a signifié qu'il n'avait pas cru la version d'Annie Galibois, vendredi, au palais de justice de Québec.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) L'ex-agente de réinsertion sociale Annie Galibois a été reconnue coupable d'entrave au travail des policiers vendredi. Lors d'une intervention policière dans un motel en mai 2014, la femme de 46 ans avait prétendu être seule dans sa chambre alors qu'elle était plutôt en compagnie d'un détenu avec qui elle entretenait une relation amoureuse.

Autrefois employée du centre correctionnel communautaire Marcel-Caron dans Saint-Sauveur, Annie Galibois y avait fait la connaissance d'Éric Arsenault, condamné en 2001 pour tentative de meurtre sur son ex-conjointe et le fils de celle-ci. Le 13 mai 2014, les deux se donnent rendez-vous dans une chambre du Motel du Jardin, sur le boulevard Wilfrid-Hamel, pour laquelle la femme avait déboursé 40 $ pour quatre heures.

Le juge Hubert Couture n'a pas cru la version d'Annie Galibois, qui accusait les enquêteurs d'avoir menti dans le rapport faisant suite à leur intervention. «Ça faisait 14 ans que j'étais dans les services correctionnels, et je suis un peu dépassée, désillusionnée à savoir comment on peut en venir, comme agent de la paix, à écrire dans un document des choses qui ne sont pas vraies. Je considère qu'en aucun cas, je n'ai voulu nuire aux policiers», avait-elle déclaré dans son témoignage plus tôt dans la journée.

«Je vois un acharnement pour essayer de me faire condamner. On m'a proposé plusieurs fois l'absolution conditionnelle, mais il n'est pas question que j'accepte ça», avait-elle ajouté.

L'ex-agente n'a toutefois pas nié la version des policiers, qui déclaraient qu'elle avait prétendu être seule lorsqu'elle avait répondu à la porte du motel. Annie Galibois a plutôt affirmé qu'elle ne se souvenait plus de ce qu'elle avait dit.

«Le policier m'a posé une question, et je ne me rappelle plus de ce qui a été dit et de ce que j'ai répondu. Mais, vu la réponse qu'il m'a donnée, ça n'a pas semblé le satisfaire», avait-elle simplement expliqué.

Le juge a fixé au 20 juin les observations sur la peine de Galibois, qui avait démissionné de son poste le lendemain de l'opération policière et travaille maintenant comme éducatrice.

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