Sauvetage ardu lors d'un accident mortel de motoneige

Les ambulanciers ne pouvant pas aller sans assistance... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Les ambulanciers ne pouvant pas aller sans assistance en forêt, l'opération de sauvetage suite à l'accident survenu dans un sentier balisé à deux kilomètres du relais L'Étape a mis du temps à s'organiser. Toutefois, rien n'indique que ce délai serait responsable du décès d'un touriste américain.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une opération de sauvetage a été plutôt laborieuse mercredi après-midi dans la réserve faunique des Laurentides, alors qu'un touriste américain a perdu la vie dans un face-à-face impliquant deux motoneiges.

Une source parle même de «confusion» pour décrire certains moments de l'intervention. L'accident s'est produit vers 12h15 sur un sentier balisé à deux kilomètres du relais L'Étape, au sud du lac Jacques-Cartier. 

Bien que la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) ait en tout temps une ambulance installée au relais L'Étape, les ambulanciers n'étaient pas en mesure d'intervenir directement sur le sentier mercredi en raison de leur protocole. Ils devaient attendre l'arrivée d'une équipe de secours, puisque l'accident s'est produit en forêt.

«Théoriquement, les paramédics sont prévus pour rester dans les zones carrossables seulement [là où l'ambulance peut se rendre]», explique le superviseur de la CTAQ, Dominique Hamel. «À partir du moment où ils sortent d'un territoire qui est carrossable, il faut que tout soit mis en place avant qu'on puisse quitter. Cela signifie qu'une équipe de sauvetage [pompiers, policiers ou bénévoles désignés par la Sûreté du Québec (SQ)] doit être sur place. De ce que j'ai compris, c'est que la SQ n'avait pas d'équipe de sauvetage sur place. Nos paramédics ne sont pas formés en sauvetage. Tant et aussi longtemps que les sauveteurs ne sont pas arrivés, on ne part pas.» 

M. Hamel estime qu'il y a un risque associé au fait de partir en motoneige avec «n'importe qui». «On ne veut pas mettre la vie de notre personnel en danger. [...] À partir du moment où il y a quelque chose d'organisé, on va y aller», ajoute-t-il.

Ce sont donc des citoyens en motoneige présents sur place qui auraient sorti les deux blessés du bois. Ils ne possédaient toutefois pas l'équipement nécessaire pour que les ambulanciers embarquent avec eux. «Un manque d'organisation», confie une source. Les paramédicaux ont alors attendu que les motoneigistes sortent les personnes de la forêt.

Selon les dires de la SQ, le premier blessé aurait été évacué «par des motoneigistes citoyens» et l'autre «sur un traîneau de Patrouille Secours». La SQ ajoute aussi qu'un policier a accompagné les motoneigistes dans la forêt.

Son fils juste derrière

La victime est Glenn A. Dumont, un homme de 69 ans originaire du Maine. Menant le chemin devant cinq autres motoneiges conduites par des Américains, l'homme est entré en collision dans une courbe avec une autre motoneige arrivant en sens inverse. Au moment des faits, la motoneige occupant le deuxième rang du groupe d'Américains était conduite par le fils de la victime. La famille du soixantenaire a donc été rapidement mise au courant du décès.

L'autre individu impliqué dans l'accident est un Québécois de 50ans qui faisait partie d'un groupe de deux motoneiges. On ne craint pas pour sa vie.

Selon nos informations, lors de l'arrivée des premiers intervenants, l'un des deux hommes était inconscient et l'autre blessé gravement. Ils ont tous deux été transportés dans un centre hospitalier. Le décès de l'Américain a été confirmé par un enquêteur de la SQ à 18h30. 

Les deux motoneigistes ne se connaissaient pas. Ils étaient seuls sur leur engin lorsque la collision est survenue.

«La cause principale [de l'accident] serait le rétrécissement du sentier dû aux mauvaises conditions météorologiques», indique au Soleil Christian Leclerc, porte-parole de la SQ.

La CTAQ avait indiqué en après-midi avoir eu une prise en charge «pour un transport pour un polytraumatisé» en direction de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus. Quant au Québécois, la CTAQ avait souligné qu'il se trouvait dans un «état critique». Deux ambulances ont été dépêchées sur place.

Une enquête a été ouverte. Aucun élément criminel ne serait en cause. 

Avec Camille B. Vincent

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer