Yvon Mundviller, un père trop proche de ses enfants

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Yvon Mundviller admet être allé trop loin dans ses rapprochements avec ses enfants. Il maintient n'avoir jamais voulu leur faire mal et avoir simplement agi comme on le lui avait appris.

Dans une ambiance lourde, le procès de chanteur d'opéra de Québec, un homme aujourd'hui âgé de 79 ans, se poursuivait mardi au palais de justice. 

Trois garçons et deux filles d'Yvon Mundviller accusent leur père de les avoir agressés sexuellement alors qu'ils avaient entre 4 et 13 ans. Les plaignants, qui sont tous restés pour entendre leur père témoigner, ont demandé à ce que soit levée l'ordonnance de non-publication qui protégeait leur identité. Les gestes reprochés vont d'attouchements à des masturbations et à une fellation, selon les allégations.

Yvon Mundviller, qui se décrit comme quelqu'un de tendre, très tactile, prompt à faire des caresses, reconnaît que certains de ses gestes ont pu être «des excès d'amour et de bonté».

Un malheureux incident lui fait encore de la peine, a-t-il raconté. Alors qu'il frottait le corps d'un de ses fils fiévreux - «pour accélérer la circulation sanguine» -, son avant-bras a appuyé sur le pénis du garçon de 12 ans jusqu'à provoquer une éjaculation, dit-il. «J'étais très désolé de cela et on n'en a jamais reparlé ensemble», indique l'accusé.

Un des fils a raconté comment, de l'âge de 4 à 12 ans, il avait souffert d'énurésie nocturne et allait rejoindre ses parents dans leur lit. Son père en profitait pour lui toucher les parties génitales, a-t-il témoigné.

Yvon Mundviller concède des «touchers», mais aucun à connotation sexuelle, répète-t-il.

Pourtant, il s'est déjà excusé à ses enfants dans une lettre datant de quelques années, un document produit au procès par la procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux. «Je vous demande pardon pour des gestes répréhensibles qui auraient nui à votre développement personnel, écrivait le père. Cela n'aurait jamais, jamais, mais jamais dû se produire.»

L'accusé assure qu'il a demandé pardon pour ce que ses enfants lui reprochaient. «Si j'ai fait ça, je n'en suis pas fier.»

Dans son enfance, Yvon Mundviller a été agressé sexuellement à trois reprises par son frère. Il a aussi été pris comme compagnon de lit par sa mère et par une tante. «J'ai transmis ce que je connaissais, malheureusement», a-t-il témoigné. 

Les avocats feront leurs plaidoiries mercredi. Ce sera ensuite au juge Jean Asselin de rendre son jugement.

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