Thériault ouverte à un périmètre autour des cliniques d'avortement

La ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault,... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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La ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, s'est dite ouverte mardi à un périmètre de sécurité autour des cliniques d'avortement pour empêcher les manifestations des groupes pro-vie à leur porte.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) La ministre Lise Thériault est ouverte à discuter d'un périmètre de sécurité autour des cliniques d'avortement pour empêcher les manifestations des groupes pro-vie à leur porte.

«Déjà, prendre la décision d'aller se faire avorter, c'est une décision difficile et très pénible dans certains cas, a commenté la ministre Thériault, mardi. [...] Ces femmes n'ont pas besoin d'être harcelées. Je pense qu'elles peuvent vivre un moment de quiétude.»

À titre de responsable de la Condition féminine, Mme Thériault a reçu une lettre d'un regroupement de cliniques qui demande à Québec de se doter d'une loi. Sa vis-à-vis péquiste, Carole Poirier, déposera mercredi un projet de loi privé qui vise à créer ce type de périmètre de sécurité. La solidaire Manon Massé a aussi abordé la question avec la ministre la semaine dernière.

Il existe au Québec 47 établissements qui offrent le service d'avortement. Un droit que la ministre Thériault jure de protéger. Elle discutera de l'enjeu du périmètre avec ses collègues de la Justice, de la Santé et de la Sécurité publique. 

Il faut toutefois trouver un équilibre entre le droit à l'avortement et le droit à manifester pacifiquement, fait valoir la ministre Thériault. «On doit regarder ça sérieusement, a dit la ministre. Si ça s'est fait ailleurs, si ça a passé le test des chartes... Il y a tout ça comme questionnement. Mais, oui, je pense qu'il faut regarder la question.»

La députée péquiste Carole Poirier souligne que la Colombie-Britannique a une loi du genre depuis 1996, de même que 13 États américains. Elle se réjouit de l'ouverture de la ministre Thériault. 

«C'est une situation totalement inacceptable», dénonce la députée de Hochelaga-Maisonneuve. Elle ne pourra dévoiler les détails de sa proposition législative que mercredi. 

À l'heure actuelle, chaque clinique doit obtenir une injonction pour imposer un périmètre afin d'empêcher que des groupes viennent interpeller leurs patientes ou leur personnel. «Les manifestants pro-vie sont plus présents à Montréal, mais il n'y a pas de chance à prendre nulle part, indique Mme Poirier. Il n'y a pas une clinique au Québec que l'on peut laisser sans protection.»

Il est beaucoup question d'intimidation à l'école ou sur les lieux de travail, mais les cliniques d'avortement sont aussi des endroits où les gens se font intimider, insiste Mme Poirier. Elle espère que le projet de loi sera appelé avant la fin de la session. 

La députée péquiste a aussi espoir que ses différends avec la ministre Thériault dans le dossier des centres jeunesse ne viennent pas interférer dans le présent enjeu. «Il faut que la partisanerie demeure à l'extérieur des enjeux de sécurité et la condition féminine a besoin de plus de solidarité», a-t-elle affirmé.

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