Deux ans moins un jour pour des sévices à un poupon

Vendredi au palais de justice de Québec, le... (Photothèque Le Soleil)

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Vendredi au palais de justice de Québec, le père de l'enfant a été condamné à purger une peine de deux ans moins un jour de prison pour avoir infligé des sévices à son poupon âgé de seulement quatre semaines.

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(Québec) Un père de Québec a été condamné à purger une peine de deux ans moins un jour de prison pour avoir infligé des sévices à son poupon âgé de seulement quatre semaines.

Les médecins du CHUL se souviennent certainement encore du cas du petit Alexandre (prénom fictif), âgé d'un mois, amené à l'urgence le 10 novembre 2013 avec le frein de la langue arraché, le palais partiellement enfoncé, deux côtes cassées et des ecchymoses aux joues. Un médecin spécialiste avait affirmé aux enquêteurs qu'en 25 ans de pratique, c'était le cas le plus grave qu'il avait vu...

Le père, qui est à ce moment étudiant en soins infirmiers, commence par accuser la grande soeur de 19 mois, qui, selon ses dires, a entré ses doigts dans la bouche du bébé.

En janvier 2014, après d'autres examens, le père est arrêté. Il va avouer quatre épisodes de violence. À au moins deux reprises, il a perdu le contrôle et serré trop fort le thorax du bébé.

En état d'ébriété, il a aussi forcé son bébé en pleurs à boire en lui insérant brusquement les doigts dans la bouche et l'a serré au visage avec sa main.

Heureusement, Alexandre, aujourd'hui âgé d'un peu plus de deux ans, n'a pas gardé de séquelles de ses blessures. Le juge Christian Boulet souligne toutefois dans sa décision que «les lésions corporelles ont infligé des souffrances très importantes à la victime, et le préjudice était susceptible de mettre sa vie en danger».

Le père, sans antécédent judiciaire, a plaidé coupable à des voies de fait graves.

Le juge Boulet a écarté la suggestion de peine de la défense, qui demandait une peine discontinue de 90 jours, et a plutôt opté pour la suggestion de la poursuite, soit deux ans moins un jour de prison. C'est que le degré de responsabilité de l'accusé est très élevé, estime le juge, et n'eût été certains facteurs atténuants, il aurait mérité une peine fédérale.

«Il se laisse guider par la colère et la frustration à quatre reprises à l'endroit de son bébé sans défense qu'il a le devoir de protéger», constate le juge Christian Boulet. «À compter du premier événement lorsqu'il le blesse aux côtes, il sait que l'enfant éprouve des souffrances importantes et il ne fait rien pour le soulager. Il agira ainsi lorsqu'il le blesse à nouveau au thorax, au visage et surtout à la bouche.»

Le juge Boulet retient que l'accusé avait un important problème de consommation d'alcool, qui le rendait agressif et violent.

Pour une raison qui reste inconnue, le père a semblé rejeter le petit Alexandre dès sa naissance et ne lui témoignait pas d'amour, contrairement à sa fillette.

La Direction de la protection de la jeunesse, qui a suivi le dossier, a terminé son intervention. Le père, qui est maintenant sobre, peut avoir certains contacts avec son fils.

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