Disparition de Marilyn Bergeron: blitz pour délier les langues

Marylin Bergeron... (Photothèque Le Soleil)

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Marylin Bergeron

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(Québec) Huit ans après la disparition de Marilyn Bergeron, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) relance les recherches afin de colliger des informations permettant d'élucider le mystère. C'est à l'endroit même où la jeune femme a été vue pour la dernière fois qu'un poste de commandement a été installé, mercredi matin, rue de la Concorde, dans le secteur Saint-Romuald.

Malgré le passage du temps, Andrée Béchard et Michel Bergeron, les parents de la disparue, refusent de baisser les bras. À leur avis, le moindre indice pourrait permettre de faire avancer l'enquête, d'où leur appel à la population, à l'occasion d'un point de presse tenu à proximité du Café Dépôt, où leur fille a été vue achetant un café, le 17 février 2008.

Pour la famille, des «points obscurs» restent à éclaircir, dont le témoignage de personnes que les enquêteurs n'ont pu rencontrer, à Montréal, où la jeune femme a déjà résidé. «Les années ont passé et peut-être que ces personnes se sentent plus à l'aise pour dire ce qu'elles n'ont pas osé dire au début de l'enquête», souhaite Mme Béchard.

Afin de poser un «nouveau regard» sur le dossier, la famille avait demandé que l'enquête soit transférée à la Sûreté du Québec, mais s'était butée à un refus du ministère de la Sécurité publique. «On nous a dit que tout avait été fait dans les règles de l'art», précise Mme Béchard, qui refuse d'endosser la thèse du suicide. La famille mise sur des informations obtenues par la soeur de Marilyn, qui vit aux États-Unis, pour apporter de l'eau au moulin.

«Toutes les hypothèses sont possibles», précise l'agente aux communications du SPVQ, Christine Lebrasseur.

Récompense

La famille de la disparue était entourée pour l'occasion du représentant de l'organisme Jeunesse au Soleil, qui reconduit pour un an la récompense de 10 000 $ offerte à toute personne permettant de retrouver Marilyn Bergeron.

«Imaginez si c'était votre enfant. Prenez le temps d'aller voir le site Internet [du SPVQ], de regarder les affiches. Quelqu'un a peut-être vu quelque chose. Les gens peuvent croire que l'information qu'ils possèdent n'a pas d'importance, mais laissez les policiers juger de leur pertinence», souligne Tommy Kulczyk. Depuis 1990, Jeunesse au Soleil a donné en moyenne une récompense par année en retour d'informations privilégiées qui ont permis d'élucider une affaire de disparition.

Pina Arcamone, directrice générale d'Enfant-Retour, compatit vivement avec les proches de la disparue. «Une famille a besoin d'avoir une réponse, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Une famille ne peut pas vivre sans savoir ce qui s'est arrivé à son enfant.»

Le 17 février 2008, vers 11h, Marilyn Bergeron, alors âgée de 27 ans, avait quitté la résidence familiale de Loretteville pour faire une promenade. Une caméra de surveillance a capté des images au guichet automatique de la caisse Desjardins de Loretteville, alors qu'elle tentait d'effectuer un retrait avec sa carte de crédit. Cinq heures plus tard, elle fait un achat au Café Dépôt, dans l'arrondissement de Saint-Romuald, sur la Rive-Sud. C'est la dernière fois qu'elle a été vue.

La jeune femme était vêtue d'un long manteau noir avec capuchon de fourrure, de bottes noires en suède avec un contour de fourrure. Elle mesure 1,70 m (5'7''), pèse 52 kg (115 lb), a les cheveux bruns et les yeux verts.

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