Drame en Abitibi: un effectif policier jeune mais bien formé, selon son syndicat

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Peu nombreux, les policiers de Lac-Simon ont été temporairement relevés de leurs fonctions, question de pouvoir encaisser le choc.

La Presse, Olivier Jean

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(Québec) À 26 ans, Thierry Leroux, décédé en uniforme samedi, figurait dans la moyenne d'âge des membres actifs du service de police de Lac-Simon, lequel est composé de 16 policiers. Un effectif jeune, certes, mais formé adéquatement, assure son syndicat.

Thierry Leroux, originaire d'Alma, n'était à l'emploi du... (Tirée de Facebook) - image 1.0

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Thierry Leroux, originaire d'Alma, n'était à l'emploi du service de police de Lac Simon que depuis six mois.

Tirée de Facebook

Thierry Leroux est mort dans l'exercice de ses fonctions, samedi soir, abattu d'un tir d'arme à feu lors d'une intervention sur le territoire de la nation anishnabe de Lac-Simon, non loin de Val-d'Or, en Abitibi.

Le jeune agent originaire d'Amos n'était à l'emploi du service de police de Lac-Simon que depuis six mois. Il avait été embauché au mois d'août par le Conseil de la nation anishnabe, qui se trouve à être l'employeur responsable du corps de police.

Les troupes sont plutôt jeunes dans ce coin de l'Abitibi. Selon le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les membres de la police de Lac-Simon, la majorité des constables sont âgés dans la vingtaine ou dans la trentaine. «À 26 ans, Thierry était pas mal dans la moyenne», a fait savoir Stéphane Lachance, représentant syndical responsable de la section locale des policiers de Lac-Simon.

«Ce sont effectivement des jeunes, mais ce sont des policiers qui ont reçu la formation adéquate [à l'École nationale de police du Québec] à Nicolet», a-t-il poursuivi. «Il était formé et connaissait les procédures. [...] Souvent, les policiers prennent leur expérience là [en région] avant d'entrer comme policiers dans de grands centres urbains comme Québec ou Montréal.»

Du peu qu'il en sait et du peu qu'il peut en dire, M. Lachance croit que Thierry Leroux et son partenaire, non blessé et traité pour un choc nerveux, «n'ont même pas eu le temps de faire l'intervention». Le coup de feu serait parti dès leur arrivée à la résidence du suspect, vers 22h30.

Le représentant syndical n'a pas osé s'avancer davantage sur les circonstances entourant le drame, l'affaire faisait l'objet d'une enquête par la Sûreté du Québec (SQ). Il a offert au passage ses condoléances à la famille de la victime.

Confrérie en deuil

Peu nombreux, les policiers de Lac-Simon ont été temporairement relevés de leurs fonctions, question de pouvoir encaisser le choc. La SQ assurera la couverture policière jusqu'à nouvel ordre et des ressources de soutien psychologique seront mises en place pour soutenir les collègues de Thierry Leroux.

«C'est une confrérie tissée serrée», a expliqué Stéphane Lachance, soulignant au passage qu'une mixité existe au sein même des forces policières, certains agents étant issus de la communauté autochtone.

Le drame s'étant déroulé sur une réserve, M. Lachance a tenu à prévenir ceux qui voudraient tirer des conclusions «faciles». «Ça aurait pu se produire partout au Québec ou au Canada. Quelqu'un armé a fait feu vers un policier et l'a atteint mortellement», a-t-il tranché. «[Être policier à Lac-Simon], ce n'est pas pire, ce n'est pas mieux.»

La population de la réserve est estimée à 1200 ou 1700 personnes. Selon Affaires autochtones Canada, environ 633 d'entre elles y résideraient en permanence.

À la mémoire de Thierry Leroux, ses anciens... - image 2.0

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À la mémoire de Thierry Leroux, ses anciens collègues de classe ont créé un logo à l'effigie de la 143e cohorte, ajoutant la mention «Rest in peace bro [Repose en paix, mon frère]»

Une série d'hommages rendus à Thierry Leroux

Plusieurs hommages ont été rendus dimanche au policier Thierry Leroux, décédé en fonction samedi soir, en Abitibi. Ses camarades de la 143e cohorte de l'École nationale de police du Québec se sont notamment mobilisés sur les réseaux sociaux.

Thierry Leroux n'avait que 26 ans et n'était en service à Lac-Simon que depuis six mois. Il faisait partie de la 143e cohorte de l'École nationale de police du Québec, qui a gradué en décembre 2013. Nombre de ses anciens collègues de classe lui ont rendu hommage sur Facebook, dimanche, après avoir appris le décès de l'un des leurs. À sa mémoire, ils ont créé un logo à l'effigie de la 143e cohorte, ajoutant la mention «Rest in peace bro [Repose en paix, mon frère]». Le logo tapissait les pages personnelles de l'entourage du jeune homme en fin de journée.

Thierry Leroux a un frère dans la région de Québec. Le Soleil a tenté de le joindre dimanche après-midi, sans succès. Ce dernier a laissé quelques mots pour son frangin. «Une douleur si intense qu'il n'y a pas de mot pour la décrire. À un ami, un complice, mais surtout un frère qu'on ne pourra jamais remplacer! Je t'aime, bro, tu me manques déjà», a-t-il écrit sur Facebook. Les hommages ne sont pas tous venus du cercle immédiat de Thierry Leroux. Le Service de police de la Ville de New York, par l'entremise d'un compte Twitter dédié à la mémoire des policiers morts en service, a offert des condoléances aux proches du Québécois. D'autres corps de police à travers le Canada ont fait de même.




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