Des travaux communautaires pour la «poivreuse» de policiers!

Vanessa Pelletier-Leblanc, 24 ans, de Sainte-Claire... (Photothèque Le Soleil, tirée de Facebook)

Agrandir

Vanessa Pelletier-Leblanc, 24 ans, de Sainte-Claire

Photothèque Le Soleil, tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une jeune conductrice de Bellechasse qui a aspergé deux policiers de poivre de Cayenne après son interception bénéficie d'un sursis de peine et devra faire 50 heures de travaux communautaires.

Vanessa Pelletier-Leblanc, 24 ans, de Sainte-Claire, a été arrêtée au volant le 16 septembre 2014 sur l'autoroute 173, près de Saint-Henri.

Le radar de la policière Marie-Ève Petit indique pas moins de 92 km/h alors que la jeune femme circulait dans une zone de 50 km/h, ce qui constitue un grand excès de vitesse au sens de la loi.

Dès que la policière de la Sûreté du Québec s'approche de l'automobiliste pour réclamer permis et preuve d'assurances, cette dernière se met à l'invectiver.

L'agente Petit appelle du renfort. Lorsque le deuxième policier, Marc-Antoine Allard, se présente près de sa voiture, Vanessa Pelletier-Leblanc commence par le filmer brièvement avec son téléphone cellulaire, puis saisit une bonbonne de poivre de Cayenne. Elle se met à asperger les deux policiers. L'agente Petit sera lourdement atteinte à l'oeil et devra partir en ambulance, après avoir reçu des soins de passants.

160 km/h

Après l'attaque, la conductrice réussit à repartir. Le policier Allard, qui a reçu du poivre de Cayenne dans la bouche et dans l'oeil, se lance à ses trousses, roulant par moments jusqu'à 160 km/h. Il réussit à l'intercepter un peu plus loin.

La jeune femme a plaidé coupable mercredi à deux accusations de voies de fait armées sur un agent de la paix, des accusations portées par voie sommaire. Elle a aussi plaidé coupable à une conduite dangereuse et à une utilisation négligente d'une arme prohibée.

La conductrice, sans antécédent judiciaire, travaillant depuis l'âge de 15 ans, a expliqué qu'à cette époque, elle vivait beaucoup d'anxiété et prenait une médication. Elle gardait une bonbonne de poivre de Cayenne pour pouvoir se défendre contre un agresseur qui lui avait fait des menaces.

Le matin de l'arrestation, elle venait de se chicaner avec son conjoint. Une expertise réalisée par un psychiatre à la demande de la défense a montré que Vanessa Pelletier-Leblanc avait eu une attaque de panique lorsqu'elle a réalisé que son permis serait suspendu et son véhicule remorqué. Cette poussée d'anxiété ne la rend toutefois pas non responsable criminellement de ses actes.

La jeune femme, en pleurs, a dit mercredi regretter d'avoir attaqué les policiers, assis derrière elle dans la salle d'audience. Elle leur a fait parvenir une lettre d'excuses il y a déjà un an.

La juge Hélène Bouillon a accepté d'entériner la suggestion de peine des parties et a prononcé un sursis de peine. Durant la période de probation de deux ans, Vanessa Pelletier-Leblanc devra se conformer à une série de conditions, sinon sa peine pourrait être transformée en détention.

Elle devra aussi effectuer 50 heures de travaux communautaires.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer