30 mois de prison pour un massothérapeute agresseur

La Couronne avait plutôt demandé 10 ans de... (Photothèque Le Soleil)

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La Couronne avait plutôt demandé 10 ans de prison, décrivant l'accusé, qui avait 21 ans au moment des faits, de parasite «cupide».

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(Québec) Un massothérapeute de Québec, Jacques Boucher, écope d'une peine de deux ans et demi de pénitencier pour avoir agressé sexuellement trois patientes.

L'homme de 54 ans a toujours maintenu qu'il n'avait fait que traiter les jeunes femmes pour soulager leurs douleurs. Il a toutefois été reconnu coupable en juillet 2015, au terme d'un procès, d'agressions sexuelles et de contacts sexuels sur deux patientes âgées de 16 et 18 ans et sur une troisième, adulte.

La première infraction est survenue en 1995 ou en 1996. Alors qu'elle se faisait masser dans l'appartement de Boucher, la patiente de 18 ans voit que l'homme veut déposer son pénis dans sa main. 

La plus jeune victime a été agressée en février 2011 au local du massothérapeute. Au cours de la séance, Jacques Boucher lui enfonce les doigts dans le vagin.

En novembre 2011, le massothérapeute reçoit la troisième victime à qui il propose un traitement appelé «plénitude». Il lui fera plusieurs attouchements aux organes génitaux.

Risque de récidive

Jacques Boucher s'est excusé aux victimes et se montre ouvert à effectuer une thérapie. 

Boucher a fermé son bureau de massothérapie après son arrestation en 2012. Les spécialistes qui l'ont évalué estiment que le risque de récidive pourrait grimper s'il reprend ses activités professionnelles.

La défense recommandait l'imposition d'une peine de 9 à 12 mois de prison. La poursuite réclamait une peine de 30 à 36 mois de détention. 

Il ne faut pas négliger le facteur aggravant que constitue l'abus de confiance par un professionnel de la santé, souligne la juge Pelletier. «Bien sûr, l'accusé n'est pas un professionnel de la santé au sens classique du terme comme un médecin, dit la juge. Cependant, la relation de confiance qu'il établit avec ses clients s'apparente à celle d'un professionnel. Il qualifie lui-même de "traitement" ce qu'il a proposé aux victimes. Les victimes ont confié leurs problèmes personnels à l'accusé et celui-ci s'est servi de son lien de confiance avec elles pour leur faire croire que ses massages thérapeutiques pouvaient les guérir de leurs maux et ainsi en profiter pour les agresser.»

Jacques Boucher avait déjà été condamné en 1994 pour contacts sexuels avec une personne de moins de 14 ans. Il avait pu bénéficier d'un sursis de peine et dû faire 125 heures de travaux communautaires.

Après cette condamnation, il avait été suivi par la Clinique d'évaluation et de traitement des troubles du comportement sexuel.

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