Une courtière immobilière poursuit son ex-patron pour viol

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Une jeune courtière immobilière de Québec poursuit son ex-patron qui, allègue-t-elle, l'a violée au terme d'une soirée de gala, alors qu'elle était inconsciente.

Les deux courtiers ont participé à la soirée dans un hôtel le 2 février 2013. La jeune femme affirme qu'elle a bu du vin et du champagne, mais que sa consommation est restée dans les limites du raisonnable.

Durant la soirée, elle dit avoir ressenti un malaise, qu'elle attribue potentiellement à une drogue déposée à son insu dans son verre.

En quelques minutes, la courtière devient confuse et désorientée. Elle décide d'aller se coucher dans sa chambre.

Selon la poursuite, la courtière croise son patron près de l'ascenseur. Le courtier propose de l'aider. Au lieu de la reconduire à sa chambre, celui-ci l'aurait toutefois plutôt amenée à la chambre qu'il occupait.

État de confusion

La courtière affirme que son patron a eu une relation sexuelle complète avec elle alors qu'elle «n'était presque plus consciente et était incapable de réagir». Elle ajoute qu'elle était dans un état de confusion tel qu'elle n'a pas été en mesure de protester, de se débattre ou simplement d'indiquer son désaccord. 

Bref, conclut la courtière, elle n'était absolument pas en mesure de donner un consentement libre, un fait «que le défendeur ne pouvait ignorer», allègue-t-elle.

La jeune femme a quitté la chambre de son supérieur hiérarchique un peu plus tard dans la nuit. «Bien que ses souvenirs soient confus, le souvenir de se sentir abusée et de ne pas être en mesure de réagir hante depuis ce jour l'esprit de la demanderesse», peut-on lire dans la requête déposée le 29 janvier en Cour supérieure. 

Après avoir tenté de reprendre son travail et d'oublier, la courtière a quitté son agence. Malgré un changement d'employeur, elle soutient  n'avoir jamais été capable de poursuivre son travail comme avant, avec toutes les conséquences financières qui en découlent. Elle dit faire face à un syndrome post-traumatique qu'elle a dû combattre par un suivi en psychologie et avec la prise de médicaments.

La courtière réclame 241 222 $ à son ex-patron, notamment près de 120 000 $ en pertes salariales. 

La courtière affirme que les parties n'ont pu s'entendre à l'amiable malgré certains échanges.

Selon nos vérifications, aucune accusation criminelle n'a été autorisée contre le courtier immobilier.

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