La Santé publique se dissocie d'une étude sur les TCE à Shannon

Dur coup pour le Regroupement des citoyens de Shannon. Moins de 24 heures après... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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(Québec) Dur coup pour le Regroupement des citoyens de Shannon. Moins de 24 heures après avoir dévoilé une étude suggérant un risque accru de cancer à Shannon et un lien avec la contamination au TCE, l'organisation a vu le Directeur régional de la Santé publique s'en «dissocier» officiellement, lundi.

Le RCS allègue depuis une quinzaine d'années que la contamination de l'eau potable de Shannon au trichloréthylène a causé des cancers. Un premier recours collectif s'était soldé par une défaite des citoyens, en 2012, le tribunal reconnaissant la pollution, mais estimant que le lien avec le cancer n'avait pas été prouvé. Le RCS a intenté un appel qui doit être entendu ce mois-ci, et tente maintenant de faire accepter son nouveau rapport en preuve.

Celui-ci, rédigé par Dr Claude Tremblay, qui a été témoin expert pour le RCS lors du premier procès sur cette question, repose sur des données de la Santé publique, qui a retrouvé (par les codes postaux des dossiers médicaux) les gens qui ont résidé à Shannon entre 1987 et 2001 - que ce soit pendant toute la période ou seulement une partie. Les diagnostics de cancer (jusqu'à 2010) de ces gens ont ensuite été compilés et comparés avec ceux du secteur voisin de Courcelette, avec une attention particulière pour trois types de cancer (foie, rein et lymphome non hodgkinien) que le TCE est connu pour causer. Notons que la nappe phréatique de Courcelette a aussi été polluée au TCE, mais dans une moindre mesure qu'à Shannon, ce qui donnait un point de comparaison.

Résultat : les résidents de Shannon courent un risque 3,5 fois plus grand que ceux de Courcelette de développer un de ces trois cancers, et 4,2 fois plus grand pour tous les types de cancer confondus.

«On a déposé une requête pour que la Cour d'appel accepte ce rapport comme preuve», indique l'avocat du RCS, Simon Pelletier.

Mais voilà, la Santé publique a pris ses distances vis-à-vis de cette étude, lundi, accusant le Dr Tremblay, dans un communiqué, d'avoir «utilisé des informations tirées d'un document de travail et [les avoir] interprétées de manière à étayer auprès de la Cour d'appel la position du Regroupement des citoyens de Shannon».

Le «document de travail» en question est un (autre) rapport que la santé publique devrait publier en mars ou au début d'avril sur le TCE à Shannon. Il se base sur les mêmes données que l'étude de Dr Tremblay.

Le Directeur de la Santé publique de la Capitale nationale n'a pas donné plus de détails sur ses raisons de rejeter le «rapport Tremblay».

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