Violence conjugale: l'ingénieur marocain acquitté

L'ingénieur minier d'origine marocaine accusé d'avoir brutalisé et violé sa... (Photothèque Le Soleil)

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(Québec) L'ingénieur minier d'origine marocaine accusé d'avoir brutalisé et violé sa jeune épouse a finalement été acquitté par le juge Jean Asselin au palais de justice de Québec, vendredi.

Pour le juge Asselin, la version de l'accusé, qui a réfuté chacune des allégations de la plaignante, était de nature à susciter le doute raisonnable. «Ça ne veut pas dire que ça ne s'est pas produit», mais la poursuite n'a pas établi la culpabilité de l'accusé hors de tout doute raisonnable, a expliqué le magistrat, selon qui l'homme a donné des explications «vraisemblables et raisonnables».

Idem pour la plaignante, qui a livré un témoignage «sincère, crédible et fiable», selon le juge Asselin. «Elle a témoigné de façon transparente, calme et posée, et son récit n'était pas animé par la vengeance», a analysé le juge, qui a néanmoins décidé d'accorder le bénéfice du doute à l'accusé.

La jeune femme accusait son ex-conjoint de l'avoir maintenue sous son joug durant une année, alors qu'ils vivaient à Québec, et de l'avoir battue et forcée à avoir des relations sexuelles anales sans son consentement. 

Lors d'une violente dispute survenue en juillet 2013 et à la suite de laquelle le couple s'est séparé, la plaignante disait avoir été mordue, projetée contre un mur et frappée à la tête. Elle s'était sauvée pieds nus de l'appartement du couple, dans le quartier Montcalm. L'accusé affirmait plutôt, photo à l'appui, que c'est lui qui avait été griffé au cou et au bras. Des allégations démenties par la plaignante, qui a expliqué en cour avoir seulement essayé de repousser son ex-conjoint violent pour essayer de se libérer. 

La théorie avancée par la défense: la plaignante n'a jamais été été victime de violence conjugale, mais a plutôt fui son mari parce qu'elle n'avait plus besoin de lui. Quelques heures avant la dispute finale, la jeune femme avait fait la visite médicale, dernière formalité avant d'obtenir sa résidence permanente au Canada, a souligné la défense devant le tribunal.

La plaignante sereine

Bien que son ex-conjoint ait été acquitté, la plaignante semblait sereine à sa sortie de la salle d'audience, expliquant avoir été «bien préparée» à cette éventualité. «Je suis satisfaite d'avoir été crue», a commenté la jeune femme, tout en avouant avoir trouvé l'expérience «très difficile» et «très périlleuse». 

Aux victimes de violence conjugale, elle a eu ce conseil: «Ce n'est pas quelque chose qu'une personne doit vivre. C'est très difficile, très drainant. C'est un cercle vicieux, ne restez pas là-dedans, allez chercher de l'aide.»

Quant à l'accusé, il a accueilli le verdict avec un «immense soulagement», selon son avocate, Me Susan Corriveau.

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