Incendie de la rue des Cyprès: la famille veut une enquête publique

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Trois membres de la famille Chicoine avaient été forcés de sauter du quatrième étage de ce bâtiment pour échapper aux flammes.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La famille Chicoine, dont trois membres ont dû sauter par la fenêtre du quatrième étage lors de l'incendie de leur logement, réclame une enquête publique sur l'intervention des pompiers dans leur immeuble de la rue des Cyprès, à Charlesbourg.

Me Guy Bertrand, qui représente la famille, en a fait la demande mercredi auprès du commissaire-enquêteur Cyrille Delâge et du ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau.

Nathalie Chicoine, son conjoint Claude Gignac Jr et son fils de 10 ans, Jason Chicoine, avaient dû sauter par la fenêtre parce que la grande échelle du camion de pompiers ne s'était pas déployée et que les pompiers ne disposaient pas d'équipement pour amortir leur chute.

«Nous croyons fermement que la sécurité du public, tant celle des résidents de la Ville de Québec que de ceux du Québec en général, commande la tenue d'une telle enquête. [...] Cet événement suscite plusieurs interrogations importantes, notamment en ce qui concerne la fiabilité ou l'opération des camions-échelles que sur la disponibilité d'équipements substituts en cas de mauvais fonctionnement des échelles aériennes», écrit l'avocat.

La famille souhaiterait que le commissaire-enquêteur s'intéresse d'abord au point d'origine, aux causes probables et aux circonstances particulières de l'incendie et aux causes expliquant l'incapacité des pompiers à déployer l'échelle aérienne.

Elle lui demande aussi de déterminer la nécessité d'adopter toute mesure permettant d'assurer, sur tout le territoire du Québec, la disponibilité et la fiabilité des équipements de sauvetage vertical de manière à parer rapidement à toute éventualité.

Problèmes récurrents

La famille réclame aussi que soit déterminée la nature, la fréquence et la cause des problèmes récurrents éprouvés par la flotte de camions-échelles du Service de protection contre les incendies de Québec et de s'assurer que ces problèmes ont été réglés.

En effet, en 2014, le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin, et le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien, avaient admis au Soleil que le Service de la protection contre les incendies avait éprouvé des difficultés fréquentes avec les camions-échelles, ajoutant que des camions étaient restés au garage pendant plusieurs semaines en attente de réparation.

Il est également demandé au commissaire-enquêteur de vérifier si toutes les mesures prévues au schéma de couverture de risque de la Ville de Québec ont été respectées et d'examiner toutes les circonstances, actions et omissions qui ont pu contribuer aux blessures subies par Nathalie et Jason Chicoine ainsi que Claude Gignac Jr.

Comme l'indique Guy Chicoine, sa soeur Nathalie est toujours hospitalisée à la suite des graves blessures subies lors de la soirée du 6 janvier. «Elle a une longue pente à remonter. Elle sera hospitalisée encore de un mois à un mois et demi et elle sera au moins trois mois sans marcher. Quant à Claude, il se rétablit de ses blessures après avoir quitté l'hôpital quelques jours après les événements», a-t-il raconté au Soleil. Dans le cas du jeune Jason, les blessures sont plutôt d'ordre psychologique puisqu'un pompier l'avait attrapé après qu'il eut sauté du logement en flammes.

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