Incendie à Charlesbourg: Guy Bertrand reproche cinq fautes aux pompiers

L'incendie du 6 janvier aurait pu être fatal... (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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L'incendie du 6 janvier aurait pu être fatal pour Nathalie Chicoine, son copain, Claude, et le fils de la dame, Jason. Ils ont fait un saut entre 25 et 30 pieds. Les pompiers étaient avaient été incapables de les sauver en raison d'un bris à la grande échelle. L'événement fait l'objet d'une enquête au service des incendies de Québec.

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(Québec) La famille qui a sauté par la fenêtre de son logement en flammes, situé au quatrième étage d'un immeuble de Charlesbourg, n'avait d'autre choix «devant l'absence d'intervention efficace» des pompiers, soutient l'avocat, Me Guy Bertrand, dans une mise en demeure envoyée, mercredi, à la Ville de Québec.

L'incendie du 6 janvier au matin aurait pu être fatal pour Nathalie Chicoine, son copain, Claude, et le fils de la dame, Jason, 10 ans. Ils ont fait un saut entre 25 et 30 pieds. Les pompiers étaient incapables de les sauver en raison d'un bris à la grande échelle. L'événement fait l'objet d'une enquête au service des incendies.

«Même si un pompier a été héroïque en attrapant mon filleul Jason, il y a eu des erreurs...», affirmait Guy Chicoine, le frère de Mme Chicoine, en entrevue au Soleil. Nathalie Chicoine et son copain Claude ont été grièvement blessés. La mère de famille a été maintenue dans un coma artificiel à son arrivée à l'hôpital après avoir subi cinq fractures au visage et de multiples fractures au corps. Quant à son ami, il a subi des blessures au dos et aux poignets. Ils ont passé de longues heures sur la table d'opération. 

Outre le bris à l'échelle, la famille cherche à comprendre pourquoi les pompiers n'avaient pas de dispositif pour recueillir les personnes qui sautaient de leur logement. De plus, elle conteste le temps que les pompiers estiment avoir pris pour se rendre sur place, même si la caserne est située sur la rue voisine. 

Joint, mercredi, au téléphone, Guy Bertrand confirme qu'il invite la Ville à régler à l'amiable. «On y va de façon douce», souligne-t-il, soulignant qu'il est actuellement très difficile d'estimer les dommages sans savoir encore si les victimes garderont des séquelles partielles permanentes de leur chute. Il invite même la Ville à faire un premier versement d'urgence pour aider la famille à subvenir à ses besoins immédiats, comme se reloger. 

La mise en demeure vise à dédommager Nathalie Chicoine et son fils, Jason, tous deux victimes directes de l'incendie, mais aussi la mère et le frère de Mme Chicoine, qui ont subi un traumatisme de l'incendie en plus d'avoir prodigué des soins et du temps pour la garde de Jason. 

Me Bertrand représente aussi Claude Gignac fils, «qui a agi en véritable héros devant l'impuissance des services municipaux à assurer le sauvetage de nos clients et a subi aussi de graves blessures lors de ce malheureux événement», mentionne la mise en demeure.

Évidemment, l'enquête est toujours en cours, et Me Bertrand dit se garder une réserve sur certains éléments de la mise en demeure. Par exemple, il se garde le droit d'invoquer toute autre faute qui serait identifiée. L'avocat attendait une réponse de la Ville dès mercredi.

Cinq fautes reprochées

Les cinq fautes commises par les pompiers inscrites dans la mise en demeure :

«1- Avoir fait preuve d'incurie en omettant d'intervenir plus rapidement et plus efficacement alors que la caserne de pompiers est située à quelques mètres du lieu de l'incendie;

2- S'être présentés sur les lieux sans équipement ou matériel adéquats ou fonctionnels pour lutter contre ce genre d'incendie et procéder au sauvetage ou avoir omis de s'en servir le cas échéant;

3- Avoir été incapables de déployer l'échelle aérienne;

4- Avoir omis, dès ce constat d'échec, d'utiliser d'autres équipements que la grande;

5- Avoir omis d'exercer les pouvoirs prévus à l'article 40 de la Loi sur la sécurité incendie en réquisitionnant, par exemple, des matelas des résidents des autres logements pour diminuer l'impact lors du saut dans le vide de nos clients.»

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