Début d'un long procès pour meurtre à Percé

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Le procès de Johanne Johnson débute ce matin au palais de justice de Percé.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Percé) Le procès de Johanne Johnson, accusée du meurtre prémédité de son conjoint James Dubé, le 30 avril 1998, débute ce matin au palais de justice de Percé. La Cour supérieure a réservé la salle pour 18 semaines, jusqu'au 13 mai.

C'est un procès avec juge et jury, mais la sélection des jurés n'aura lieu que le 15 février, puisque le premier mois de cour est réservé pour des «requêtes préliminaires», une période au cours de laquelle la juge Michèle Lacroix, l'avocat de la défense Rodrigue Beauchesne et le substitut du procureur général Gérald Maltais réviseront une partie de la preuve admissible.

Les premières semaines consisteront notamment à entendre quelques dizaines d'heures d'enregistrements découlant de l'écoute électronique effectuée lors de l'enquête de la Sûreté du Québec visant à trouver le meurtrier du homardier de Grande-Rivière, abattu d'une seule balle à la tête, et retrouvé sur le divan de son salon, en après-midi, après la pêche.

Opération «Mr. Big»

Johanne Johnson a été accusée le 20 juin 2013 à la suite d'une enquête par infiltration, souvent appelée «Mr. Big», une technique visant à obtenir des aveux du ou de la suspecte.

En plus de l'audition de la preuve obtenue par écoute électronique, sur laquelle la juge Lacroix aura à se prononcer, la défense et la poursuite débattront de la validité de la preuve par infiltration.

Ce débat a été lancé par deux décisions, une de la Cour suprême, dans le dossier Hart, et l'autre de la Cour d'appel, dans la décision Laflamme. Ces tribunaux ont établi que le substitut du procureur général doit démontrer que la preuve de type Mr. Big établie contre Johanne Johnson respecte ses droits.«Avant [ces décisions des deux tribunaux], c'était à la défense de prouver que les droits de l'accusé n'avaient pas été respectés», dit Me Maltais.

Le procès de Johanne Johnson serait le premier au Canada à éprouver ces dispositions de la Cour suprême et de la Cour d'appel.

L'arme du crime n'a jamais été retrouvée. Les relations entre Johanne Johnson, qui a maintenant 54 ans, et James Dubé avaient été houleuses dans les années précédant la mort du homardier. Le couple avait deux filles.

Deux autres longs procès sont prévus en Gaspésie en 2016. Le 12 septembre, Réal Savoie, 50 ans, devra répondre à une accusation de meurtre prémédité sur la personne de Sonia Raymond, sur une plage de Maria, le 27 juillet 1996. L'accusé est également accusé d'avoir séquestré la victime et de l'avoir agressée sexuellement, à la pointe d'une arme.

Bert Dow, 59 ans, de Port-Daniel, fera face à la justice pour une troisième fois à une date qui reste à déterminer. Il est accusé du meurtre non prémédité de l'enseignant à la retraite Russell Duguay en mars 2004. Les deux premiers procès ont été annulés par la Cour d'appel pour des motifs linguistiques une première fois et une question d'instructions au jury la seconde fois. L'accusé a déjà purgé sa peine.

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