Plus de questions que de réponses

Deux jours après l'attentat qui a décimé la famille Carrier, des proches... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Deux jours après l'attentat qui a décimé la famille Carrier, des proches peinent toujours à obtenir de l'information sur les circonstances des décès.

La mère de Maude Carrier avait encore plus de questions que de réponses, dimanche midi. Refusant de commenter davantage le drame qui l'afflige, Camille Carrier a cependant déploré le peu d'informations sur les circonstances entourant la mort de sa fille. «Nous avons essayé de savoir où c'était arrivé, mais on ne sait rien. On déplore ça de ne pas avoir plus d'informations», a-t-elle dit au bout du fil.

Même son de cloche de Marlène Carrier, la soeur d'Yves Carrier. Elle a confié à TVA que c'est son fils, travaillant au ministère de l'Immigration, qui a réussi à obtenir la confirmation des décès.

Au ministère des Affaires mondiales canadiennes, le porte-parole François Lasalle indique pourtant que les «responsables consulaires assistent les familles des victimes pour le processus de rapatriement». Une opération qui pourrait être plus complexe qu'il n'y paraît.

«Est-ce qu'il faut procéder à une crémation avant le rapatriement ou il est possible de rapatrier la dépouille entière? Il faut prendre en considération le souhait de la famille. Pour l'instant, il n'y a pas d'échéancier. Il mentionne qu'il faut aussi obtenir l'autorisation des autorités burkinabè pour accéder aux dépouilles. «Peut-être voudront-ils les garder encore quelque temps aux fins d'enquête», suggère M. Lasalle.

Selon le Journal de Québec, la famille est finalement entrée en contact avec un interlocuteur aux Affaires mondiales canadiennes, dimanche soir, 48 heures après le drame. Même après le coup de fil, il était impossible de savoir quand les dépouilles pourraient être rapatriées. Les corps des victimes seraient tous à la morgue de Ouagadougou, mais ne seraient pas près d'être relâchés.

Devant l'urgence, certains membres de la famille Carrier, qui se trouvaient à l'extérieur du Canada, sont au pays.

Avertissement aux voyageurs

Dans son avis aux voyageurs, le gouvernement du Canada affiche un avertissement pour la partie nord du pays, à la frontière du Mali. On y indique aussi qu'il y a une menace terroriste pour les édifices gouvernementaux et les bars, les restaurants et les hôtels.

Le registre volontaire d'inscription du gouvernement indique que 400 Canadiens se trouvent actuellement au Burkina Faso. Mais il pourrait s'en trouver davantage. Pour l'instant, la menace qui pèse n'est pas assez grande pour que le gouvernement demande à ses ressortissants de quitter le pays. Avec David Rémillard

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