Violée à 73 ans

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Un père de famille sans histoire, François Fortier, 41 ans, a plaidé coupable mercredi à l'accusation d'avoir agressé sexuellement une passante qui lui avait répété qu'elle avait... 73 ans.

Un peu avant 19h le 7 novembre 2013, Huguette (prénom fictif) rentre à pied chez elle, en haute ville, après avoir visité des amis. Elle s'apprête à gravir l'escalier de la Pente-Douce lorsqu'elle sent la main d'un inconnu se poser sur sa bouche.

L'homme l'entraîne vers un petit bois voisin de l'escalier. Huguette demande à répétition à l'inconnu s'il veut de l'argent. Ce dernier ne bronche pas.

Sans geste violent, il lui demande de se coucher sur le ventre. Avec difficulté, l'homme réussit à baisser son propre pantalon puis celui de la victime. Il tente de la pénétrer, lui prend un sein et glisse ensuite sa main vers le pubis de la dame de 73 ans.

Cette dernière crie, répète son âge et finit par alerter des marcheurs. À leur question à savoir si tout va bien, François Fortier répond «Oui». Huguette lance : «Non! Il est en train de me violer!»

Un témoin va téléphoner aux policiers. À l'arrivée des agents, Huguette est en pleurs, le regard fixe. Elle dira plus tard avoir eu peur que l'homme la tue.

François Fortier, âgé à ce moment de 39 ans, n'a jamais fui les lieux de l'agression. Il commence par nier en être l'auteur, mais finira par avouer.

Ce jour-là, il a fêté sa promotion avec des collègues dans un restaurant de Grande Allée. S'il se souvient avoir bu cinq pintes de bière, sa mémoire flanche sur bien des détails. Il dit n'avoir aucune idée de ce qui l'amenait dans le quartier Saint-Sauveur ce soir-là.

Il se rappelle avoir vu la dame de dos et avoir agi sur une impulsion. Il confirme avoir entendu son âge lorsqu'elle le répétait.

Les parties ont demandé la confection d'un rapport prédécisionnel pour mieux connaître l'individu, sans antécédent judiciaire.

La Couronne et la défense ont déjà signalé au juge Steve Magnan qu'il y avait un grand désaccord entre eux sur la peine à imposer à l'accusé.

Il n'existe pas de peine minimale pour l'agression sexuelle commise sur un adulte. Dans les cas les plus graves, la peine maximale qui peut être imposée est de 10 ans.

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