Procès UPAC: Younsi avait la confiance de ses supérieurs

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Les bureaux d'Informatique EBR

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(Québec) Le cadre du ministère de la Sécurité publique (MSP) Abdelaziz Younsi, accusé de fraude, avait toute la confiance de ses supérieurs. Il remplaçait même sa patronne durant les vacances.

La sous-ministre associée Liette Larrivée, en poste depuis 2008 au MSP, a expliqué mardi au juge Alain Morand de la Cour du Québec, qui entend le procès de Younsi et de son co-accusé Mohamed El-Khayat, à quel point elle était satisfaite de son directeur des technologies.

Abdelaziz Younsi avait toujours eu de bonnes évaluations de rendement, a indiqué la haute fonctionnaire. «C'est un gestionnaire expérimenté, soucieux de la hiérarchie», précise Mme Larrivée.

En juin 2011, EBR Informatique décroche un gros contrat de 3 696 000 $ pour approvisionner le ministère de la Sécurité publique en ordinateurs de table et portables.

Liette Larrivée a su vers 2012 qu'une relation d'amitié liait Abdelaziz Younsi à Mohamed El-Khayat lorsque le fonctionnaire a voulu embaucher le fils de l'entrepreneur comme étudiant au MSP. Elle n'a toutefois jamais fait le lien avec le sous-traitant EBR Informatique, dont El-Khayat était le cofondateur.

En août 2013, la sous-ministre associée est mise au courant par l'UPAC qu'un informateur anonyme accuse son directeur des technologies de l'information de tremper dans un complot de fraude.

En octobre 2013, Liette Larrivée refuse une des étapes du contrat avec EBR, soit une commande de 200 ordinateurs, parce que le contexte budgétaire ne s'y prête pas, dit-elle, et parce qu'une enquête était en cours.

Un mois plus tard, l'équipe d'Abdelaziz Younsi passe une commande plus petite, de 50 ordinateurs, qui ne nécessite pas l'approbation de la sous-ministre.

Le cadre Younsi est arrêté par l'UPAC en juin 2014. Il sera congédié par le ministère de la Sécurité publique trois mois plus tard, au terme d'une enquête administrative. «Les faits révélés m'ont conduit à la conclusion que le lien de confiance était rompu et que les comportements ne pouvaient pas perdurer.»

Comptabilité parallèle

Le ministère public reproche à El-Khayat et Younsi d'avoir mis en place une comptabilité parallèle ainsi qu'un crédit, au profit du MSP, dont l'utilisation reste nébuleuse.

En contre-interrogatoire, l'avocat de Mohamed El-Khayat, Me Stéphane Poulin, a fait établir par la sous-ministre associée que la facturation inexacte pour contourner les règles de capitalisation existait au MSP bien avant le contrat avec son client.

Lors du contrat précédent avec un autre fournisseur de services informatiques, CPU Design, trois commandes ne représentaient pas la réalité. Plus d'ordinateurs avaient été livrés que le nombre inscrit sur la facture.

Ce cas n'a rien à voir, a fait valoir le procureur de la Couronne Me Julien Tardif puisque lors du contrat avec ce fournisseur, aucun crédit ne s'est accumulé et il n'y avait aucun risque de préjudice financier pour le gouvernement.

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