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«Rambo» Gauthier tente de faire casser un jugement pour intimidation

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Bernard «Rambo» Gauthier (photo) a été reconnu coupable d'avoir intimidé Frédéric Boucher pendant la grève de la construction, en juin 2013.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Bernard «Rambo» Gauthier tente de faire casser le jugement de la Cour du Québec qui l'a trouvé coupable, il y a un an, d'intimidation et de harcèlement à l'endroit d'un directeur d'une carrière de Sept-Îles. L'appel du dirigeant syndical de la Côte-Nord a été entendu mardi matin au palais de justice de Sept-Îles.

La défense a remis en cause la décision du juge de première instance qui n'a pas cru la version de Bernard Gauthier, malgré un témoignage qualifié de «parcours sans fausse note» par son avocat, qui questionne également que le tribunal ait soulevé des éléments «non déterminants» qui ne peuvent «servir à évaluer la crédibilité» de son client. 

La défense est aussi revenue sur la nature des propos prononcés par Bernard Gauthier qui n'ont pas été faits dans «l'intention d'intimider» le plaignant. Selon l'avocat du syndicaliste, le juge de première instance, Michel Parent, les a évalués «dans le regard» de la présumée victime et non dans celui de l'accusé. 

Pour le ministère public, le juge Parent a «correctement» analysé le droit relatif à des accusations d'intimidation et harcèlement rappelant «le rôle très limité» du juge de la Cour supérieure, qui n'a pas à trancher sur la crédibilité des témoins. Le juge de Cour supérieure a d'ailleurs qualifié de «structurée» la décision du juge de première instance. 

Bernard «Rambo» Gauthier a été reconnu coupable d'avoir intimidé Frédéric Boucher pendant la grève de la construction, en juin 2013. Le représentant syndical, accompagné d'une trentaine de grévistes, s'est présenté au chantier pour que le plaignant cesse ses activités en raison de l'arrêt de travail. 

Bernard Gauthier l'aurait injurié et menacé «à deux pouces du nez». Un autre travailleur l'aurait agrippé au collet et menacé de le frapper au visage, pendant que les autres ouvriers continuaient de l'insulter. Dans le box, Frédéric Boucher a admis avoir «pensé mourir» lors des événements. 

Bernard Gauthier a été absous pour cette histoire en février, à condition de ne plus entrer en contact avec le plaignant. 

Le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure a pris la décision de l'appel en délibéré.

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