De Bellefeuille, un proxénète «incorrigible», selon le ministère public

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(Québec) L'ex-Wolf Pack Téchelet Pierre de Bellefeuille est «incorrigible» et doit être «isolé du reste de la société», selon le ministère public. Reconnu coupable d'extorsion et de proxénétisme, le principal intéressé s'engage plutôt à se reprendre en main et à se concentrer sur sa musique.

Le proxénète récidiviste était de retour devant le juge Louis Dionne, vendredi matin. Reconnu coupable par un jury mardi, l'homme de 34 ans en était à l'étape des observations sur la peine. Et les parties sont aux antipodes. 

Les avocats de l'ex-membre du Wolf Pack réclament une peine de 23 mois de détention dont il resterait aujourd'hui six mois à purger, puisque De Bellefeuille est détenu provisoirement depuis son arrestation le 17 juillet 2014. En suggérant une peine de moins de deux ans, la défense espère le soumettre à une probation et ainsi favoriser une réinsertion sociale.

Appelé à témoigner vendredi, le criminel, vêtu d'un complet, a affirmé devant la cour qu'il avait des projets sur la table après sa détention et qu'il prenait l'entière responsabilité de ses gestes. Il a dit travailler sur un album rap en français et en créole.

N'ayant plus confiance en lui, la poursuite demande une peine de pénitencier de cinq ans, jugeant son cas désespéré. «On parle ici d'une assurance de récidive. C'est rare que le portrait est aussi sombre [...] On ne peut pas dire que le système n'a pas essayé [de l'aider]», a plaidé le procureur de la Couronne, parlant d'un criminel qui s'était «raffiné» avec le temps. «La défense dit que ce n'est pas le pire proxénète et qu'il n'a pas commis le pire crime. Moi, j'oserais dire que c'est le pire proxénète qui n'a pas réussi son crime», a ajouté l'avocat.

Les faits retenus contre Téchelet Pierre de Bellefeuille dans le présent dossier se sont échelonnés sur deux jours. La victime, une escorte de 19 ans originaire de la Barbade, avait publié une annonce sur le Web. Le premier client à lui répondre, Michael Baptiste James, s'avérera être Téchelet Pierre de Bellefeuille. Ce dernier lui offre 250 $ pour une soirée de deux heures et demie dans un hôtel du boulevard Laurier. 

Sugar daddies

Avant même le début de la séance, il lui proposera de la mettre en contact avec des sugar daddies prêts à payer 1500 $ pour coucher avec elle. Il la met ensuite en garde de l'existence du Wolf Pack à Québec, un groupe qui pourrait s'en prendre aux escortes indépendantes. Il lui dit qu'il a des contacts avec l'organisation et qu'il peut la protéger. 

Le lendemain, il rappelle la jeune femme et lui dit qu'il a déniché un sugar daddy à Trois-Rivières. Il lui paie l'hôtel, mais aucun client ne se présentera ce soir-là, a raconté la plaignante durant le procès. De retour à Québec 24 heures plus tard, elle décide de couper les ponts avec celui qu'elle considère comme son souteneur. Furieux, il lui fait savoir qu'il a volé son passeport et que si elle veut le récupérer, elle devra lui verser 5000 $. Paniquée, elle communiquera avec Passeport Canada et la police, ce qui a mené à l'arrestation de Téchelet Pierre de Bellefeuille. 

Celui-ci a été reconnu coupable d'infractions en semblable matière en 2002 et en 2009, pour lesquelles il a purgé des peines de 25 et 40 mois de prison.

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