Tuerie de Californie: lien «ténu» avec d'éventuels islamistes

La ville de San Bernardino a été transformée... (AP, Chris Carlson)

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La ville de San Bernardino a été transformée en véritable zone de guerre, mercredi, alors que les policiers ont déployé les véhicules blindés pour retrouver les suspects en fuite, Syed Farook et Tashfeen Malik.

AP, Chris Carlson

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Agence France-Presse
Washington

Le lien entre le tueur de Californie qui, avec sa femme, a massacré 14 personnes mercredi à San Bernardino, et d'éventuels islamistes est très «ténu», a estimé vendredi un avocat de sa famille.

«Nous avons rencontré le FBI et quelqu'un a fait allusion au fait qu'ils avaient trouvé quelque chose sur son ordinateur», a rapporté sur CNN David Steven Chesley, qui représente la famille de Syed Farook, auteur de la pire tuerie aux États-Unis depuis trois ans.

Syed Farook «aurait parlé à quelqu'un, qui a parlé à quelqu'un, qui a regardé quelque chose concernant l'EI, c'est tellement ténu, il n'y a vraiment rien là-dedans», a ajouté l'avocat.

Selon un autre avocat de la famille, Mohammad Abuershaid, le tueur «n'a jamais voyagé au Pakistan», dont sont originaires ses parents, mais «il a voyagé en Arabie Saoudite».

Sa femme en revanche «est née et a été élevée au Pakistan. À l'âge de 18, 20 ans, elle a déménagé à Ryad.» Elle était «conservatrice, une femme au foyer», a ajouté M. Abuershaid.

Terrorisme ou différend professionnel?

Les autorités exploraient toujours la piste terroriste, outre celle d'un éventuel différend professionnel, pour expliquer ce qui a poussé le couple, Syed Farook et Tashfeen Malik, armé jusqu'aux dents, à tuer 14 personnes et à en blesser 21, avant de mourir lors d'un échange de tirs avec la police quelques heures après le drame.

Selon la chaîne de télévision CNN, qui cite des sources policières, Syed Farook «s'était, semble-t-il, radicalisé».

Selon le New York Times, citant des parlementaires informés de l'enquête, Farook avait été en contact «avec des extrémistes, aux États-Unis et à l'étranger, il y a plusieurs années, mais pas récemment». L'homme de 28 ans avait été en contact avec cinq personnes sur lesquelles le FBI avait enquêté pour des soupçons de terrorisme, dont l'une liée aux islamistes somaliens shebab, et une autre au front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.

Le Los Angeles Times a indiqué de son côté, citant un haut responsable du gouvernement fédéral, que Farook était en contact avec plusieurs extrémistes présumés et qu'il a communiqué avec au moins une personne surveillée pour risque terroriste.

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