«Pimp» pour vrai... ou dans les perceptions?

À son retour à Québec, la jeune femme... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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À son retour à Québec, la jeune femme a décidé de couper les ponts avec celui qu'elle voyait désormais comme un «pimp» indésirable. Téchelet Pierre de Bellefeuille lui aurait alors dit, selon la poursuite, qu'il détenait son passeport et qu'il ne lui redonnerait qu'en échange de 5000 $.

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(Québec) Téchelet Pierre de Bellefeuille a bel et bien organisé le travail d'une jeune escorte de 19 ans en plus de lui voler son passeport et de lui réclamer 5000 $ en échange, plaide la poursuite, qui demande au jury de le déclarer coupable de proxénétisme et d'extorsion. Selon la défense, la jeune femme a plutôt eu la perception que l'accusé se prétendait être son souteneur.

Après une semaine d'audience, c'est bientôt la fin du procès de l'homme de 33 ans, proche du Wolf Pack, gang de rue qui opérait un réseau de prostitution juvénile et majeure au début des années 2000.

Une escorte de 19 ans affirme qu'après l'avoir servi comme client en juillet 2014, elle a suivi Téchelet Pierre de Bellefeuille dans un hôtel à Trois-Rivières pour y rencontrer des «sugar daddies». Aucune rencontre n'a toutefois eu lieu.

À son retour à Québec, la jeune femme a décidé de couper les ponts avec celui qu'elle voyait désormais comme un «pimp» indésirable. Téchelet Pierre de Bellefeuille lui aurait alors dit, selon la poursuite, qu'il détenait son passeport et qu'il ne lui redonnerait qu'en échange de 5000 $. L'homme a été arrêté par les policiers lors d'un rendez-vous fixé avec la plaignante.

Dans sa plaidoirie, le procureur de la Couronne Me Daniel Bélanger a beaucoup insisté sur les messages textes, trouvés dans les relevés du téléphone cellulaire de l'accusé. Téchelet Pierre de Bellefeuille et son associé montréalais discutent de «cob» (argent). L'accusé indique qu'il va «bouger sur la femme», il prévoit «1000 $ pour deux semaines à Ottawa» et évalue «25 sur chaque 100 $». «Si on ne parle pas de proxénétisme, on parle de quoi? demande Me Bélanger. Il est en train de faire son booking

Le procureur de la Couronne a rappelé que, à la vue des policiers, l'accusé avait fui au pas de course en traversant le boulevard Laurier. Il avait caché le passeport de l'escorte sous ses vêtements et a tenté de s'en débarrasser dans une poubelle au poste de police, rappelle la Couronne.

L'avocat de la défense Me Frédéric Rousseau croit, lui, que si son client avait voulu jouer les proxénètes, il n'aurait pas payé 250 $ pour avoir des relations sexuelles avec la jeune escorte. Et lorsqu'il l'a accompagnée à Trois-Rivières, s'il voulait vraiment la faire travailler, il lui aurait organisé des rencontres et ne l'aurait pas laissée seule la majeure partie du temps, ajoute l'avocat de défense. «À aucun moment mon client ne l'a forcée à faire des choses qu'elle ne voulait pas», insiste Me Rousseau. Madame a eu la perception qu'il voulait être son "pimp", mais les faits ne le montrent pas.»

Le juge Louis Dionne a donné ses directives au jury lundi après-midi. Les 12 jurés entreprendront par la suite leurs délibérations.

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