Erreur sur le motocycliste, plaide un accusé

Marc Dion a choisi de subir son procès... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Marc Dion a choisi de subir son procès devant jury, mercredi, au palais de justice de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Qui conduisait la moto prise en chasse par les policiers à L'Ancienne-Lorette, un beau dimanche matin de septembre 2012? Marc Dion a choisi de subir son procès devant jury pour tenter de démontrer que ce n'était pas lui.

Ce fameux matin, les agents Marc Harrison et Frédéric Janvier patrouillent à L'Ancienne-Lorette.

Rue Saint-Jacques, ils voient soudainement une moto Suzuki bleue et blanche sortir d'une entrée résidentielle.

Cette manoeuvre attire l'attention des policiers, car ils savent, pour l'avoir déjà vérifié, que le résident de la maison, Marc Dion, est sous le coup d'une interdiction de conduire. Le système informatique leur apprend aussi que celui qui a immatriculé la moto, un certain Jean-François Fortin, n'a pas les permis nécessaires pour la conduire.

Les policiers se mettent donc en tête de vérifier qui est le conducteur de la Suzuki.

Gyrophares et sirène en fonction, les policiers s'approchent. Le motocycliste décide d'accélérer. La poursuite s'engage à au moins 120 km/h dans une zone de 50 km/h.

Au feu rouge, à l'intersection de la route de l'Aéroport et du boulevard Wilfrid-Hamel, l'auto-patrouille parvient à se placer tout juste à gauche de la moto.

Selon le témoignage des policiers mercredi devant la cour, le motocycliste se tourne alors vers les agents.

Le contact visuel ne dure qu'une fraction de seconde, mais c'était suffisant, dit l'agent Marc Harrison, pour reconnaître les yeux de Marc Dion à travers la visière claire de son casque intégral (full-face).

Les cernes sous les yeux sombres trahissent facilement Dion, ajoute le policier, qui se dit «sûr à 100 %» de son identification.

Harrison était déjà intervenu auprès de Marc Dion en juin 2011 dans le cadre de ses fonctions de policier. Il l'avait aussi vu à trois ou quatre reprises alors qu'il faisait de la surveillance routière dans le quartier.

Après ce bref contact visuel, le motocycliste réussit à se faufiler entre les véhicules pour atteindre le boulevard Wilfrid-Hamel.

Les policiers réussissent à le suivre sur Wilfrid-Hamel, dans un quartier résidentiel, puis vont finir par perdre sa trace sur l'autoroute 40.

L'avocat de Marc Dion, Me Simon Roy, a voulu savoir pourquoi, après avoir abandonné la poursuite, les policiers ne sont pas allés attendre son client chez lui, s'ils étaient convaincus de l'avoir reconnu.

Le policier Harrison a indiqué que les agents étaient repassés devant la maison de Dion, mais ne l'avaient pas arrêté ce jour-là.

Dernier témoin de la poursuite, Jean-François Fortin a expliqué au procureur de la Couronne Me François Godin qu'il avait accepté de rendre service à Marc Dion, son patron de l'époque chez Pneus Paquet Lévis, en immatriculant la moto Suzuki à son nom. «Il m'avait demandé d'immatriculer la moto pour 30 jours, a témoigné M. Fortin. Il disait qu'avec une moto comme ça, il était spotté, surveillé.»

Marc Dion lui aurait donné 1300 $ pour faire l'immatriculation.

Jean-François Fortin affirme ne pas savoir comment conduire une moto de route et qu'il ne l'a jamais fait.

Le procès devant jury de Marc Dion, accusé de fuite, de conduite dangereuse et de conduite pendant interdiction, se poursuit toute la semaine.

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