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Décès d'un travailleur à La Romaine: Hydro-Québec et l'employeur blâmés

Steeve Barriault, 39 ans de Havre-Saint-Pierre, n'a eu... (Archives CSST)

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Steeve Barriault, 39 ans de Havre-Saint-Pierre, n'a eu «aucune chance» lorsque sa pelle hydraulique s'est enfoncée dans une fosse de cinq mètres d'eau, recouverte de glace.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) montre du doigt Hydro-Québec et l'entreprise Neilson-EBC dans son enquête sur la mort d'un opérateur de pelle au chantier La Romaine, le 11 mars 2015.

La CSST a identifié une «gestion déficiente» de la part de la société d'État et de l'employeur lors de la réalisation de travaux de déblaiement de la centrale hydroélectrique, donnant accès «à un terrain dangereux où il y a risque de submersion», apprend-on dans le rapport rendu public, mercredi, à Sept-Îles. 

Le travailleur de 39 ans, Steeve Barriault, n'aurait d'ailleurs eu «aucune chance» lorsque sa pelle s'est enfoncée dans une fosse de cinq mètres d'eau recouverte de glace. À la vue d'accumulation d'eau sur le chemin menant aux travaux, le surintendant a demandé à l'opérateur de quitter «la zone». C'est en revenant que l'accident s'est produit. 

Une série de facteurs «ont contribué à l'événement», notamment le non-respect par Hydro-Québec, ni par l'employeur, de l'article 5.14 du programme de prévention du maître d'oeuvre, stipulant qu'«aucune activité terrain n'est permise sans une analyse préalable du site dont on ignore la stabilité, la capacité portante ou la profondeur [...]». 

«Hydro-Québec ne s'est pas assuré d'appliquer cet article», a indiqué l'enquêteur, Stephan Lalancette. Or, ce texte spécifique du programme a été ajouté en 2010, à la suite d'un premier accident mortel au chantier La Romaine, impliquant un opérateur qui s'était aussi noyé après que son débardeur à câble se soit enfoncé dans un étang.

Hydro-Québec n'a pas non plus transmis les «informations pertinentes» à Neilson-EBC pour la réalisation des travaux sur le site ni soulevé les «éléments pour la problématique probable de l'accumulation d'eau» dans le secteur, malgré des réunions de chantiers toutes les deux semaines, souligne la CSST. 

Hydro-Québec et Neilson-EBC ont déjà plaidé non coupables aux manquements à Loi sur la santé et la sécurité du travail, concernant l'enquête. Ils sont passibles d'une amende variant entre 16 124 $ et 64 495 $ pour une première offense. 

La société d'État n'a pas voulu commenter le rapport puisque le dossier est maintenant «judiciarisé». La CSST confirme qu'Hydro-Québec et l'employeur se sont conformés aux exigences formulées par la commission, après l'accident.

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