Expert autochtone réclamé pour l'enquête à Val-d'Or

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

Agrandir

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, et le chef d'Uashat mak Mani-Utenam sur la Côte-Nord, Mike McKenzie, ont confiance que Québec ira de l'avant avec la nomination d'un expert autochtone.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Québec pourrait d'ici 48 heures acquiescer à la demande des chefs des Premières Nations en acceptant de nommer un expert autochtone dans les rangs de l'enquête sur les cas allégués d'agression de femmes autochtones de Val-d'Or par des policiers de la Sûreté du Québec.

Une quinzaine d'élus membres de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador 

(APNQL) ont convergé vers la Vieille Capitale, lundi, pour rencontrer le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau, et son collègue responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.

«Ils sont très ouverts», a réagi le chef d'Uashat mak Mani-Utenam sur la Côte-Nord, Mike McKenzie, au sortir de l'entretien qui aura duré plus de quatre heures. Le son de cloche est semblable chez le chef de l'APNQL, Ghislain Picard. «On va se reparler d'ici mercredi [...] On est confiant que Québec va donner suite à notre demande», a-t-il lancé.

Les chefs des Premières Nations réclament qu'un expert policier autochtone soit intégré à l'enquête que pilote actuellement le Service de police de la Ville de Montréal. Québec a déjà nommé une observatrice indépendante, Me Fannie Lafontaine de l'Université Laval, mais l'APNQL souhaite également l'ajout d'un tiers autochtone.

«Souci de transparence»

«C'est dans un souci de transparence, de confiance et aussi pour faire en sorte que le processus d'enquête ait la crédibilité voulue auprès de nos membres, c'est important aussi», a soutenu Ghislain Picard. L'option privilégiée pour l'heure serait la nomination d'un enquêteur issu d'un corps policier autochtone.

Selon Mike McKenzie, il n'a pas été directement question de l'enquête publique du coroner sur le décès de Nadeige Guanish, cette jeune Innue qui s'est enlevé la vie le 31 octobre, ni sur la vague de suicides qui frappe la communauté d'Uashat mak Mani-Utenam depuis le début de l'année, lors de la rencontre de lundi.

«J'en ai quand même profité pour réitérer certaines doléances en lien avec ça», a soulevé le chef McKenzie. Un meilleur financement de la Sécurité publique d'Uashat mak Mani-Utenam et la création d'une escouade mixte pour enrayer le fléau de la drogue au sein de la communauté ont notamment été au coeur des échanges.

Mike McKenzie fonde aussi des espoirs sur la réunion nationale de l'Assemblée des Premières Nations, du 8 au 10 décembre à Ottawa, pour sensibiliser «le fédéral» à «la crise» que vit sa population. Il y a deux semaines, le chef McKenzie sommait le premier ministre, Justin Trudeau, de venir lui-même constater l'ampleur du problème.

Le cabinet du ministère des Affaires autochtones a fait savoir lundi que les ministres Kelley et Moreau ne réagiront pas publiquement à la rencontre tenue «à huis clos» avec les chefs des Premières Nations. La réunion découlait de celle du 4 novembre, avec Philippe Couillard, réclamée dans la foulée de la diffusion de l'émission Enquête.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer