Un cauchemar sado-maso

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Jérémie Désilets a plaidé coupable à des voies de fait armées sur la jeune femme quelques mois après son arrestation.

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(Québec) Une relation sado-masochiste a très mal tourné pour une jeune femme d'Abitibi humiliée et attachée par les seins par son partenaire dans un logement de Québec.

Lysandre (prénom fictif), 24 ans, avait consenti à jouer le rôle de la fille soumise avec Jérémie Désilets, un homme de 29 ans de Québec qui l'avait charmée quelques années plus tôt.

Mais pas à endurer la torture vécue durant de longues heures, un soir de septembre 2014, a-t-elle expliqué jeudi au juge Sébastien Proulx, à l'occasion des observations sur la peine de Jérémie Désilets.

Dès l'arrivée de la jeune femme à Québec, Désilets l'oblige à faire le ménage dans l'appartement d'une amie. L'homme achète des bols à chien qui serviront de couvert à son invitée et lui demande de les nettoyer.

Il va aussi lui tirer les cheveux parce qu'elle a oublié de le vouvoyer et de l'appeler «monsieur». Lysandre passe sa première nuit couchée sur une couverture pliée en quatre, dans un coin de l'appartement, pendant que, dans une autre pièce, Désilets a une relation sexuelle avec une autre femme.

Le lendemain soir, Jérémie Désilets revient de sa journée de travail d'une humeur massacrante. Il prend une douche et soupe sans offrir la moindre nourriture à la jeune femme.

Il va ensuite faire couler un bain pour sa compagne. «C'était de l'eau glacée, raconte Lysandre. Je me suis accroupie dans le bain.»

Désilets la force à s'étendre dans la baignoire et lui ordonne de rester dans l'eau froide au moins une demi-heure.

Lorsqu'elle a enfin le droit de sortir du bain, Lysandre a à peine le temps de s'essuyer que Désilets l'amène au salon, l'enroule dans une pellicule plastique et lui attache les mains, les pieds et les seins. Grâce à un système de poulies, il réussit à soulever la jeune femme vers le plafond. Il va aussi à un moment lui mettre du ruban adhésif sur la bouche puis un sac en plastique sur la tête.

Cesser le jeu

Lysandre affirme avoir réclamé que le «jeu» cesse à plusieurs reprises. Elle n'a toutefois jamais utilisé le code de sécurité, typique des pratiques sado-masochistes. Désilets lui avait expliqué, affirme-t-elle, que si elle utilisait le code, il la jetterait à la rue.

La séance se termine, et Lysandre réussit à se sauver et à se réfugier dans un dépanneur où elle demande de l'aide. À l'hôpital, les médecins constatent qu'elle a d'énormes bleus sur les seins et une côte fracturée. Elle recevra plus tard un diagnostic de choc post-traumatique. «Encore aujourd'hui, j'ai des flashs de Québec, raconte-t-elle. Je vois ses yeux pleins de haine.»

Lysandre a eu des problèmes d'élocution et de confusion durant plus d'un mois après les événements.

Jérémie Désilets, qui a des antécédents judiciaires de voies de fait et de méfait, a plaidé coupable à des voies de fait armées sur la jeune femme quelques mois après son arrestation. Il est détenu durant les procédures.

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