Neuf mois et demi à l'ombre pour le chanteur de Légitime Violence

Raphaël Lévesque, qui se fait aussi appeler Raf Stomper,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Raphaël Lévesque, qui se fait aussi appeler Raf Stomper, a plaidé coupable à des accusations de complot en vue de trafic, de trafic de stupéfiants et de possession de cannabis et de méthamphétamine dans le but d'en faire le trafic.Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le chanteur du groupe skinhead d'extrême droite Légitime Violence, Raphaël Lévesque, a été condamné jeudi à une peine de neuf mois et demi d'emprisonnement pour avoir fait du trafic de cannabis et de méthamphétamine.

L'homme de 32 ans, qui se fait aussi appeler Raf Stomper, a plaidé coupable à des accusations de complot en vue de trafic, de trafic de stupéfiants et de possession de cannabis et de méthamphétamine dans le but d'en faire le trafic.

L'avocat de la Couronne, Me Daniel Bélanger, a expliqué au juge Steve Magnan que c'était un présumé complice de Lévesque, Carl Martineau, 25 ans, qui avait fait des déclarations incriminantes aux policiers démontrant qu'il achetait des quantités importantes de drogue de Lévesque depuis mai. Lévesque et Martineau avaient été arrêtés en septembre alors que, sous filature, ils faisaient une transaction dans le stationnement de l'église de Saint-Apollinaire.

Les livraisons auraient eu lieu sur une base hebdomadaire, et la quantité de drogue transigée aurait augmenté avec le temps. «Carl Martineau parlait au début d'une centaine de comprimés de méthamphétamine et cinq onces de cannabis», explique l'avocat. Au moment de leur arrestation, Lévesque venait de refiler 250 comprimés de méthamphétamine et cinq onces de cannabis à Martineau pour 875 $.

«C'est quand même assez impressionnant comme quantité de stupéfiants que vous transigiez quand vous avez été interceptés...», a d'ailleurs laissé tombé le juge à l'intention de l'accusé.

Me Bélanger et l'avocat de Lévesque, Me Sébastien Saint-Laurent, ont suggéré la peine de 12 mois d'emprisonnement de laquelle deux mois et demi seraient soustraits pour tenir compte de la détention préventive. «Mon client travaillait dans une usine, mais il a perdu son emploi. Il est aussi musicien professionnel et devait partir en tournée au Japon, mais son groupe est parti sans lui compte tenu de son incarcération», a plaidé Me Saint-Laurent pour ensuite voir le juge accepter la suggestion commune.

L'avocat de Lévesque a également demandé que lui soient remis certains effets personnels contenus dans son automobile, qui lui a été confisquée à titre de bien infractionnel, notamment son permis de conduire et une soixantaine de disques compacts de son groupe. Le juge a d'ailleurs écarquillé les yeux quand Lévesque a répondu «Légitime Violence» après qu'il lui eût demandé de quel groupe il s'agissait.

Légitime Violence avaient fait parler d'eux en juin quand le maire de Talencieux, en France, avait tenté en vain de faire interdire un spectacle de musique et de combats illégaux auquel le quatuor prenait part. Auparavant ils s'étaient retirés de la programmation du festival Envol et macadam en 2011 après que l'organisation eut reçu plusieurs plaintes à propos de l'idéologie d'extrême droite prêchée dans leurs chansons.

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