Le cycliste Guy Blouin est décédé de lésions au thorax

La scène de l'accident qui avait coûté la... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La scène de l'accident qui avait coûté la vie à Guy Blouin avait été reconstituée par la Sûreté du Québec.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'autopsie réalisée sur le corps de Guy Blouin, ce cycliste qui a perdu la vie après avoir été percuté par une autopatrouille le 3 septembre 2014 dans le quartier Saint-Roch, révèle que l'homme est mort à la suite de lésions mortelles au thorax.

Le pathologiste du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal «a constaté des lésions traumatiques de nature contondante. Les lésions mortelles sont situées au thorax et sont compatibles avec un franchissement du corps par une voiture», rapporte dans son rapport, le coroner Donald Nicole.

Le 3 septembre en début d'après-midi, Guy Blouin circulait à vélo dans la rue Saint-François Est lorsqu'il a été heurté par un véhicule de patrouille du Service de police de la Ville de Québec qui faisait marche arrière.

«Les ambulanciers ont pris en charge M. Blouin, qui était conscient. Peu de temps après son arrivée au centre hospitalier de l'Enfant-Jésus de Québec, M. Blouin a fait un arrêt cardiorespiratoire. Il a été pris en charge par le personnel hospitalier et des manoeuvres de réanimation ont été pratiquées. Son décès a été constaté à 13h25», explique le coroner Nicole.

Celui-ci ne fait aucune analyse des causes et des circonstances du décès, puisque cette affaire est maintenant devant les tribunaux.

Le policier de Québec Simon Beaulieu, 34 ans, qui était au volant de l'autopatrouille, a été accusé en octobre de conduite dangereuse causant la mort et de négligence criminelle causant la mort du cycliste de 48 ans. Il doit revenir devant le tribunal le 15 décembre.

L'agent Beaulieu a été affecté à des tâches administratives pour la durée des procédures et il lui est interdit de conduire un véhicule de patrouille.

Cette affaire avait exacerbé les tensions déjà palpables entre les policiers et les usagers du parvis de l'église Saint-Roch, dont plusieurs sont marginalisés. À la suite de l'accident avait été formé le comité du 3 septembre pour dénoncer une forme de répression policière dont se disaient victimes les résidents du quartier. 

Au cours de la dernière année, le comité a demandé à plusieurs reprises l'intervention de la ministre de la Sécurité publique parce qu'il ne croyait pas à l'impartialité du processus d'enquête avant que des accusations ne soient portées contre le policier. La colère était d'autant plus grande que plusieurs affirment que l'agent Beaulieu tentait d'intercepter la victime seulement pour avoir circulé à vélo en sens inverse d'un sens unique.

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