Vols de chiens pour combats de molosses à Québec?

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Selon le message d'une internaute publié sur la page du Centre Intervention Animale, ces histoires de vols et de combats de chiens ne seraient rien d'autre qu'un canulard sorti en Europe en 2006.

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(Québec) Des messages sur des vols de chiens présumément commis à Québec circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, certains n'hésitant pas à relier ces enlèvements à de possibles combats de molosses. La police de Québec n'a encore reçu aucune plainte formelle à ce sujet, mais elle a néanmoins fait des vérifications, qui n'ont jusqu'ici rien donné.

Une femme a raconté le 6 novembre que «deux hommes mexicains» avaient tenté de déverrouiller les portes de sa voiture stationnée au Métro Courville, dans le secteur de Beauport, pour voler ses deux chiens, mais qu'une dame était intervenue juste à temps. 

«Il paraîtrait qu'un groupe de mexicains fait des vols à Beauport pour la revente et les combats de chiens. Ils stationnent leur véhicule dans certains endroits publics (épiceries, magasins) et attendent que les propriétaires de chiens entre dans l'épicerie, par exemple, pour se dépêcher à voler les chiens et repartir aussitôt. Faites attention aussi aux vols de chiens dans les cours arrière de maison, car il paraîtrait aussi qu'ils en font», écrit la femme dans son message publié sur Kijiji.

Le Centre Intervention Animale a lui aussi publié une mise en garde sur Facebook dimanche dans lequel il fait état de «vols de chiens revendus à des gens qui font des combats de chiens». «Ne laissez pas vos chiens sans surveillance ni dans l'auto ni dans votre cour», prévenait-on.

Au bout du fil, la responsable du Centre Intervention Animale, Micheline Robitaille, explique avoir publié ce message après avoir reçu des informations qui allaient dans ce sens «de la part de personnes différentes». Aussi incite-t-elle les gens qui croient que leur chien a été volé ou qui détiennent des informations à propos de combats illégaux à porter plainte à la police ou au ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation.

À la police de Québec, la porte-parole Mélissa Cliche explique que «les policiers n'ouvrent un dossier de vol de chien que lorsqu'ils disposent d'éléments qui leur laissent croire qu'il s'agit bel et bien d'un vol et non d'une perte».

L'agente Cliche mentionne également que des vérifications ont été faites par les enquêteurs à la suite des récentes mises en garde publiées sur les réseaux sociaux. «On n'a rien qui nous permette de corroborer quoi que ce soit, rien qui ne s'avère fondé», précise la porte-parole, ajoutant que les policiers avaient déjà eu à enquêter sur ce genre d'allégations dans le passé et qu'ils avaient chaque fois fait chou blanc.

À la Société protectrice des animaux de Québec, on mentionne également n'avoir jamais reçu de plaintes au sujet de possibles combats de chiens. «Ce n'est pas impossible qu'il y en ait, mais on n'a pas de preuves de ça», dit le directeur général, Denys Pelletier. 

Quant au MAPAQ, il n'était pas en mesure de nous dire mardi si des plaintes lui avaient été acheminées et si des enquêtes avaient été ouvertes.

Un canular?  

Une internaute a affirmé sur la page du Centre Intervention Animale que ces histoires de vols et de combats de chiens ne seraient rien d'autre qu'un «hoax sorti en Europe en 2012». «Il revient de temps en temps, il y a des variantes, des fois on parle de Mexicains, d'hommes en camionnette blanche, etc. Mais ça reste un canular», écrit-elle.

N'empêche que les combats de chiens existent, notamment chez nos voisins du sud. Illégaux, ils sont organisés dans des endroits clandestins, où seuls des petits groupes fermés ont accès. Les invitations se font de bouche à oreille ou par l'intermédiaire de pages Facebook (comme APBT Gameness ou Fighter Dog Apbt, par exemple). Les bêtes sont jumelées pour des affrontements violents qui se terminent souvent par la mort d'un des chiens.

Plus tôt cette année, la police de Laval a ouvert une enquête sur de possibles combats de chiens après qu'un citoyen eut découvert dans le quartier industriel de Chomedey cinq pitbulls dans un état lamentable. Les chiens, maigres, étaient entassés dans une cage et présentaient des signes de morsures et des cicatrices au cou et à la tête. Toutes les bêtes avaient dû être euthanasiées. Il n'a pas été possible de connaître mardi l'issue de cette enquête.

Déjà interdits en vertu du Code criminel, les combats d'animaux et la possession d'équipements de combats ont été inclus dans le projet de loi 54 du gouvernement Couillard visant à améliorer le sort des animaux et à mieux réprimer la cruauté à leur égard.

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