Braconnage «barbare» dans le parc de la Gaspésie

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Une femelle orignal a été abattue, puis sa carcasse abandonnée en bordure de la route 299.

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<p>Johanne Fournier</p>
Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Parc de la Gaspésie) Le Parc national de la Gaspésie est le théâtre, depuis deux semaines, d'une vague d'actes de braconnage qualifiés par plusieurs de barbares, surtout dans un lieu de conservation où la chasse est prohibée à l'année.

Cinq orignaux ont été abattus par balles dans le secteur du Gîte du Mont-Albert. Trois carcasses ont été découvertes en bordure de la route 299 qui relie Sainte-Anne-des-Monts à New Richmond, puis des parties du corps de deux autres ont été laissées en plein milieu d'une route.

Un premier mâle a été tué dans la nuit du 21 au 22 octobre, puis abandonné sur place. La bête avait été décapitée. Seul son panache était manquant. Non loin de là, une femelle a été découverte le 25 octobre, agonisant dans un fossé. «Elle avait été tirée dans une épaule et avait une patte cassée», décrit l'adjoint au soutien opérationnel de la direction du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine de la Protection de la faune, Richard Hamel. Les agents de protection de la faune ont dû abréger ses souffrances. Puis, le 4 novembre, une autre femelle a été abattue. La carcasse a elle aussi été abandonnée sur place.

Dimanche après-midi, Roland Lepage est parti faire sa promenade habituelle avec sa compagne dans le parc de la Gaspésie, plus précisément dans le chemin menant au lac aux Américains. «J'avais filmé une femelle orignal et son veau dans ce coin-là, raconte l'homme de Sainte-Anne-des-Monts. J'espérais les revoir.» Mais quelle ne fut pas sa stupéfaction de découvrir, avec horreur, les restes des deux cervidés, laissés en plein milieu de la route! «J'avais la rage au coeur, raconte-t-il. C'est dégueulasse!»

Selon Richard Hamel, il s'agit de deux femelles, dont l'une était beaucoup plus jeune. Pour la plus vieille, tout le quartier arrière a été récupéré. La section de la tête aux pattes d'en avant est restée là. Pour la plus petite, seuls les viscères et la tête ont été laissés sur les lieux. Les auteurs de cette boucherie ont pris le corps.

Une équipe d'agents de la protection de la faune se sont rendus sur les lieux. Une enquête est en cours. On nage en plein mystère. «La seule chose qui relie les événements, ce sont les lieux d'abattage qui sont à proximité, indique Richard Hamel. Le modus operandi a changé dans le cas des deux derniers orignaux abattus, probablement parce que c'est un lieu moins passant que dans le cas des trois premiers.»

La Direction régionale de la protection de la faune demande l'aide du public pour l'aider à faire la lumière sur cette affaire criminelle. Toute personne qui croit détenir une information ou qui aurait aperçu quelque chose dans ce secteur est invitée à communiquer avec le bureau local de la protection de la faune au 418 763-3371 ou à SOS Braconnage au 1 800 463-2191. 

Chaque événement est passible d'une amende de 2737 $. «C'est barbare et gratuit de faire des gestes comme ça, surtout dans le parc de la Gaspésie», laisse tomber M. Hamel.  

Avec la collaboration spéciale d'André Bécu

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