Alertes à la bombe: la SQ lie les quatre ados de l'Outaouais aux menaces

Les quatre suspects, trois garçons et une fille... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Les quatre suspects, trois garçons et une fille âgés de 16 et 17 ans, sont revenus devant le tribunal au palais de justice de Gatineau, jeudi, pour y être accusés cette fois non pas de méfaits mais bien de complot, de menaces et de faux messages.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

Quatre étudiants d'âge mineur risquent de payer très cher leur tentative de paralyser des dizaines d'écoles et de collèges du Québec et de l'Ontario.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé, jeudi, que les quatre adolescents de la région de Gatineau qui avaient été accusés mercredi de méfaits pour avoir émis des menaces contre des écoles de l'Outaouais et d'Ottawa, les 28 et 29 octobre dernier, sont également accusés en lien avec la vague de menaces reçues mardi par des établissements du Québec et de l'Ontario.

«La Sûreté du Québec est en mesure d'établir un lien entre ces individus et les menaces diffusées envers les établissements scolaires du Québec le 3 novembre dernier», a déclaré en conférence de presse le lieutenant Guy Lapointe, qui a laissé planer la menace de sanctions encore plus lourdes.

«Il n'est pas exclu qu'il y ait d'autres chefs d'accusation», a laissé tomber le policier en réponse à une question.

Les quatre suspects, trois garçons et une fille âgés de 16 et 17 ans, sont revenus devant le tribunal au palais de justice de Gatineau, jeudi, pour y être accusés cette fois non pas de méfaits mais bien de complot, de menaces et de faux messages.

Le courriel de menaces d'attentat à la bombe qu'on leur attribue avait semé l'inquiétude dans plus d'une soixantaine d'établissements primaires, secondaires et collégiaux du Québec, forçant même la fermeture de plusieurs d'entre eux, ainsi que dans des écoles ontariennes.

Les motifs des prévenus ne sont pas connus, mais le lieutenant Lapointe a été très clair quant aux conséquences qu'entraînent de telles menaces sur ceux qui les émettent.

«Proférer des menaces, peu importe l'intention et même sur Internet, constitue un acte criminel qui est pris au sérieux. Conséquemment, tout propos haineux ou menaçant fera l'objet d'une enquête afin que son auteur soit traduit devant les tribunaux», a-t-il précisé.

Les adolescents en question, tous des étudiants qui n'ont aucun antécédent judiciaire, sont originaires de Wakefield, Chelsea et L'Ange-Gardien.

La Sûreté du Québec a précisé qu'aucun colis suspect n'avait été retrouvé en marge des fouilles réalisées dans les écoles visées et lors des perquisitions chez les jeunes suspects.

L'enquête se poursuit néanmoins et la SQ n'écarte pas la possibilité que d'autres arrestations soient effectuées.

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