Les villes de la couronne nord de Québec veulent unir leurs pompiers

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Les maires Wanita Daniele (Sainte-Brigitte-de-Laval), Robert Miller (Stoneham-et-Tewkesbury) et Louise Brunet  (Lac-Beauport), en conférence de presse mercredi matin

Le Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain

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(Québec) Dans la foulée de la tragédie de L'Isle-Verte, les municipalités de Sainte-Brigitte-de-Laval, de Lac-Beauport et de Stoneham-et-Tewkesbury entendent unir leurs services de lutte contre les incendies. Elles ne savent toutefois pas encore quels avantages elles en tireront ni quand elles entameront les travaux d'évaluation du projet...

En conférence de presse, mercredi matin, les maires Wanita Daniele, Louise Brunet et Robert Miller ont dit espérer ainsi avoir une meilleure «force de frappe». Et économiser sur l'équipement de plus en plus dispendieux. Aucune compression ne serait cependant envisagée parmi la centaine d'employés actuels, essentiellement des pompiers volontaires.

La population croît et des bâtiments plus hauts sont construits (résidences pour aînés, écoles, hôtels), souligne Louise Brunet, de Lac-Beauport. En plus, les normes gouvernementales en matière de protection contre les incendies sont resserrées. Il devient donc plus lourd pour les municipalités de supporter la dépense, surtout pour les camions qui coûtent une fortune : de 400 000 $ à 1,5 million $, selon le modèle.

Déjà, les trois villes collaborent, convient Robert Miller, de Stoneham. Mais à la suite de la tragédie de 2014 à L'Isle-Verte, où 32 aînés sont décédés dans le brasier qui a dévoré leur demeure, le coroner avait émis des recommandations. Dont le regroupement des services de sécurité incendie.

Du côté de Sainte-Brigitte, Wanita Daniele mousse la possibilité de répondre plus rapidement lors d'urgences. Mais elle espère aussi faire un gain pécuniaire. «Il faut voir les possibilités d'économies pour nos contribuables.»

La voie de l'avenir

Il ne faut pas aborder le regroupement des services sous l'angle des gains financiers, prévient toutefois le directeur général de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Gilles La Madeleine. La rentabilité est ailleurs.

«Il y en a beaucoup au Québec qui se sont regroupés», observe-t-il. «C'est la voie de l'avenir.» Des exemples : la MRC de L'Érable, les municipalités autour de Mont-Tremblant, dans Montmagny, la Nouvelle-Beauce.

Ce ne serait pas dans les caisses municipales qu'on y aurait constaté l'intérêt. Plutôt dans la possibilité de «professionnaliser» les services incendie en ayant un nombre accru d'officiers répartis sur le territoire. Il y aura aussi une meilleure coordination qui permettra «d'avoir les troupes dont tu as besoin, quand tu en as besoin», explique-t-il. «L'Association applaudit ce genre de démarche-là.»

Sur place, dans la caserne de Lac-Beauport, des pompiers soulignaient tout de même qu'il reste beaucoup de travail à abattre avant que les services de lutte aux incendies des trois municipalités du nord de la capitale soient regroupés. Il faudra notamment jumeler des équipes aux cultures différentes.

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