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Un dispositif incendiaire destiné à un opposant du maire Corriveau

Jean-Claude Desrochers a dû retarder son départ pour... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Jean-Claude Desrochers a dû retarder son départ pour la Floride de quelques jours après qu'il eut découvert un objet incendiaire sous son véhicule récréatif. Une enquête est en cours.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alors que le climat s'envenime dans l'arène politique municipale de Saint-Augustin-de-Desmaures, la police de Québec enquête sur une affaire concernant un dispositif incendiaire trouvé la semaine dernière sous le véhicule récréatif de l'ex-directeur des travaux publics Jean-Claude Desroches, celui-là même qui avait fait en 2013 des allégations de collusion envers l'ex-maire Marcel Corriveau.

L'agente Christine Lebrasseur, du Service de police de la Ville de Québec, a confirmé mardi qu'une enquête était en cours concernant une tentative d'incendie criminel survenue le 28 octobre vers 15h15 dans la rue où réside l'ancien directeur des travaux publics et ancien conseiller municipal.

«Nous avons fait venir le service d'identité judiciaire sur les lieux», a expliqué la policière, refusant toutefois d'en révéler davantage sur le dossier. Des sources bien informées ont toutefois révélé au Soleil que M. Desroches aurait fait l'inquiétante découverte alors qu'il se préparait à partir pour la Floride à bord de son véhicule récréatif.

Le dispositif aurait été fabriqué avec plusieurs récipients de carton pour le lait ou le jus remplis de 11 litres d'essence, réunis à une chandelle et placés sous le véhicule récréatif. La chandelle aurait été allumée mais se serait éteinte avant que le sinistre dessein de l'incendiaire n'ait pu être accompli.

Le véhicule, qui était stationné tout juste à côté de la résidence de M. Desroches, aurait été inspecté de fond en comble par la police afin de s'assurer que d'autres articles suspects ne s'y trouvaient pas. 

Ce n'est que lundi que l'ancien directeur des travaux publics a finalement pu partir pour la Floride. Par la voix d'un membre de sa famille, il a affirmé au Soleil qu'il ne souhaitait pas commenter le dossier pendant que l'enquête était en cours.

Révélations

Élu comme conseiller municipal en 1997 dans l'équipe de Marcel Corriveau, M. Desroches avait échoué dans sa tentative de regagner un siège à la suite de la première élection suivant la défusion en 2005. Battu par la conseillère Marie-Julie Cossette, il était devenu adjoint administratif à la Ville, puis directeur du service des travaux publics jusqu'à sa retraite en 2012.

C'est en 2013 qu'il avait fait des révélations à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) où il remettait en question l'octroi sans appel d'offres d'un contrat à la firme d'ingénierie Génio Experts-conseils. La firme en question avait contribué financièrement à la campagne électorale de Marcel Corriveau en 1997.

Il avait aussi fait une sortie médiatique afin de dénoncer des présumés gestes de malversation dans l'appareil municipal et l'UPAC avait mené, en mars 2014, une perquisition à l'hôtel de ville de Saint-Augustin concernant le congédiement, deux mois plus tôt, de la greffière Caroline Nadeau.

Le maire Marcel Corriveau et le directeur général de l'époque, Jean-Pierre Roy, auraient eu des raisons de croire que l'avocate, maintenant greffière de la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, aurait pu appuyer M. Desroches et qu'elle aurait aussi pu lui fournir des renseignements sur le contrat de Génio.  

Finalement, l'enquête de l'UPAC n'a mené au dépôt d'aucune accusation, mais MM. Corriveau et Roy ont intenté une poursuite en dommages de 200 000 $ contre M. Desroches pour ses propos et celui-ci a répliqué avec une poursuite de 400 000 $ en mai 2014. 

Dans sa requête, M. Desroches disait être l'objet d'une vendetta dirigée par Jean-Pierre Roy avec la bénédiction du maire. Il disait avoir été faussement accusé devant témoin d'avoir volé un ordinateur et un dossier confidentiel et il avait aussi porté plainte à la police après avoir reçu deux appels anonymes dans lesquels on le menaçait de «lui fermer la gueule» et de s'en prendre à sa fille qui était alors enceinte.

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