Le harceleur Daniel Bédard écope 18 mois de prison

C'est dans cette maison de Lévis que le... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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C'est dans cette maison de Lévis que le petit Nathan a été tué accidentellement, point final d'une histoire de harcèlement qui a pris une tournure des plus tragiques. Le harceleur, Daniel Bédard, a plaidé coupable.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Oui, Daniel Bédard a harcelé et terrorisé la mère du petit Nathan Lecours, à Lévis. Mais non, le lien juridique entre le crime et la mort du bambin, abattu au cours d'une démonstration d'arme, n'a pas été établi, constate la cour, en imposant une peine de 18 mois de prison au délinquant.

La voix pleine de compassion, le juge Christian Boulet a convenu que bien sûr, pour Mélanie Bissonnette et ses proches, la conséquence du harcèlement téléphonique fait par Daniel Bédard sera toujours le décès tragique de Nathan, deux ans et demi. «Mais pour moi, le lien juridique qui me guide n'est pas prouvé, a expliqué le  juge. L'accusé ne pouvait pas prévoir que l'événement funeste allait survenir.»

Avril 2012. Daniel Bédard, un multirécidiviste de 46 ans alcoolique et toxicomane, s'amourache d'une jeune femme. Il apprend son nom, Mélanie Bissonnette, et croit la retracer dans le bottin téléphonique.

Mais c'est une autre Mélanie Bissonnette, la mère du petit Nathan, qu'il se met à courtiser. D'abord de façon flatteuse puis de plus en plus agressivement, l'appelant nuit et jour durant une semaine et remplissant son répondeur d'insanités.

Dans sa déclaration sur les conséquences du crime, la mère raconte avoir vécu dans une peur constante, pour elle et pour son enfant. Elle souffrait d'insomnie et vérifiait ses serrures à tout moment.

L'angoisse devient telle qu'elle lance un appel au secours sur Facebook. Son ami Nicolas Lacroix réagit aussitôt et propose de venir lui montrer à se défendre avec une arme.

La mère, réticente, finit par accepter. C'est lors d'une manipulation du fusil par Lacroix qu'un coup part et que Nathan est abattu.

Nicolas Lacroix a subi son procès pour homicide involontaire et négligence criminelle avec utilisation d'arme à feu et connaîtra le jugement en janvier.

Mélanie Bissonnette, elle, vit toujours avec un choc post-traumatique et un douloureux sentiment de culpabilité. «Si Bédard n'avait pas téléphoné sans cesse et ne m'avait pas effrayée, rien de tout cela ne serait arrivé», indique-t-elle dans sa déclaration.

Le procureur de la Couronne réclamait une peine de deux ans de prison tandis que la défense proposait un sursis de peine avec une probation.

Le harcèlement criminel est passible d'une peine maximale de 10 ans.

Lorsqu'il avait plaidé coupable, Bédard avait minimisé ses gestes, alléguant que sa victime aurait pu changer de numéro de téléphone ou lui raccrocher au nez.

Après sa peine de 18 mois, Daniel Bédard sera sous probation durant trois ans. Il lui sera interdit de s'approcher de Mélanie Bissonnette et de posséder une arme.

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