Agression sexuelle: l'absolution réclamée pour le maire de Baie-Trinité

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune

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Le Soleil

(Baie-Comeau) En guise de peine pour Denis Lejeune, reconnu coupable d'un chef d'agression sexuelle, la défense réclame l'absolution pour son client alors que le Couronne suggère neuf mois d'emprisonnement pour celui qui occupe le poste de maire de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord.

Première à faire ses observations sur la peine il y a trois semaines, la Couronne a réclamé cette peine d'emprisonnement, arguant qu'une simple probation et un don à un organisme communautaire ne seraient pas une peine appropriée car non dissuasive.

Le fait que Lejeune soit le maire de Baie-Trinité doit être considéré comme un facteur aggravant, a ajouté le Ministère. «Il est certain que le statut de monsieur a joué un rôle dans la commission de l'infraction», a lancé la représentante de la Couronne, Me Maïka Rousseau. Rappelons que M. Lejeune a été reconnu coupable d'avoir pris à deux reprises les seins de la plaignante en novembre 2011. Il a été acquitté d'un autre chef d'agression sexuelle et d'un autre de harcèlement.

La défense, invitée à s'exprimer lundi au palais de justice de Baie-Comeau, croit au contraire que le poste de l'accusé doit plutôt être vu d'une certaine façon comme une circonstance atténuante, en raison de la médiatisation de l'affaire. «Ce dossier n'aurait pas été couvert par les médias si l'accusé n'était pas maire», a lancé Me Christian Maltais, en désignant les représentants des médias présents dans la salle.

Denis Lejeune devra patienter jusqu'au 29 janvier 2016 pour connaître sa peine. Selon la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, il serait déclaré inhabile à siéger s'il est condamné à un emprisonnement de 30 jours ou plus. Toutefois, la sanction ne tomberait pas immédiatement après une éventuelle peine imposée, car l'accusé a déjà porté en appel son verdict de culpabilité.

Comme cette cause est frappée d'une ordonnance de non-publication, il est interdit de révéler tout détail qui pourrait dévoiler l'identité de la victime. Fait particulier, cette dernière a demandé au juge François Boisjoli de lever cette interdiction. Le juge a refusé, déclarant que cette interdiction ne protège pas seulement l'identité de la victime, mais aussi celle des témoins.

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