Harcèlement: absolution conditionnelle pour le procureur Jean-Roch Parent

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L'ex-procureur de la Couronne Jean-Roch Parent

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(Québec) La juge Guylaine Tremblay a accepté d'accorder une absolution à l'ex-procureur de la Couronne Jean-Roch Parent, coupable de harcèlement envers son ex-conjointe. Elle a toutefois rendu l'absolution conditionnelle à une probation d'une année.

Le ministère public réclamait une peine de 30 jours dans la collectivité tandis que l'ancien représentant de la Reine voulait convaincre la juge de lui accorder une absolution inconditionnelle.

Ce dossier, découlant de la séparation acrimonieuse entre Parent et sa conjointe, aussi avocate, est l'un des rares cas de violence conjugale où l'absolution est envisageable, a conclu la juge Tremblay. «Toutes les infractions ont été portées par voie sommaire et la gravité n'est pas la plus grande», a fait remarquer la juge Tremblay.

Parent a reconnu avoir commis du harcèlement durant environ neuf mois envers son ex-conjointe et le nouveau copain de celle-ci. Il a aussi brisé trois conditions de remise en liberté en communiquant avec son ex-conjointe, notamment pour la garde de leur fils.

L'avocat de 38 ans soutenait avoir déjà été puni pour les gestes dont il est le seul responsable, insiste-t-il.

Depuis mai, il a passé l'équivalent de 13 journées en détention, isolé en cellule 23 heures sur 24. La Couronne ayant porté puis retiré des accusations de voies de fait armée, Parent a dû vivre avec l'étiquette de «batteur de femmes», a-t-il dit.

«Treize jours de détention provisoire, c'est davantage que ce qu'un accusé non avocat aurait purgé», a convenu la juge.

Durant son année de probation, Me Parent aura l'obligation de continuer à voir sa psychologue. Il lui sera interdit de communiquer avec son ex-conjointe et les membres de sa famille immédiate, sauf son fils.

Congédié

Jean-Roch Parent a perdu son emploi au Directeur des poursuites criminelles et pénales le 25 septembre. Son dossier est à l'étude au Barreau et il risque toujours une radiation.

Il n'a pas eu de contact avec son garçon âgé de quatre ans depuis juillet.

Sans avocat pour le représenter, mais en pleine possession de ses moyens, Me Parent a cité à la juge Tremblay plusieurs décisions qui militent en faveur de l'absolution inconditionnelle. En tête, celle concernant l'ex-sénateur Patrick Brazeau, qui a été absous inconditionnellement le 28 octobre avoir plaidé coupable à un chef de voies de fait simple sur sa conjointe et possession de cocaïne.

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