La Couronne réclame une sentence plus sévère pour Lise Thibault

Le Ministère public, représenté par Me Marcel Guimont,... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le Ministère public, représenté par Me Marcel Guimont, estime que la peine de détention imposée contre Lise Thibault est «nettement insuffisante» par rapport aux gestes posés.

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(Québec) Le procureur de la Couronne dans l'affaire Lise Thibault s'est adressé à la Cour d'appel, vendredi matin, pour faire casser la peine de 18 mois de détention rendue contre l'ex-lieutenante gouverneur. La requête d'en appeler afin d'exiger une sentence plus sévère est maintenant entre les mains d'une juge.

Si la requête est autorisée, les parties auront à débattre de nouveau de la peine à imposer contre Lise Thibault. L'appel ne remettrait toutefois pas en question la culpabilité de la femme de 76 ans.

Le Ministère public estime que la peine de détention imposée il y a un mois contre Lise Thibault, coupable de fraude et d'abus de confiance, est «nettement insuffisante» par rapport aux gestes posés.

Durant l'audience d'une trentaine de minutes à laquelle n'assistait pas la principale intéressée, Me Marcel Guimont, procureur de la Couronne, a insisté sur l'importance du montant dérobé (430 000$), la longue période où les faits se sont déroulés et, surtout, sur la notoriété de la fonction qu'occupait Lise Thibault.

«Elle était la plus haute fonctionnaire du gouvernement. (...) Le gouvernement avait confiance [en Lise Thibault]», a-t-il martelé, avant de faire référence à d'autres cas de fraude commis par de hauts fonctionnaires à travers le pays. «Dans la majorité des cas, il y a eu [des peines] entre 26 mois et 6 ans de pénitencier», a-t-il signifié. Durant le procès, la Couronne demandait une peine de quatre ans de pénitencier.

Me Guimont a tenu à préciser qu'il n'avait aucun problème «sur le fond» de la décision rendue par le juge Carol St-Cyr. «Là où le bât blesse, c'est le message [qu'on envoie à la population]», a-t-il souligné. «C'est la confiance envers les institutions qu'on doit maintenir.»

La juge Julie Dutil a pris la requête présentée devant elle vendredi en délibéré et devrait rendre sa décision au plus tard lundi.

Si l'appel de la Couronne va de l'avant, il sera entendu en même temps que celui obtenu par le clan de Lise Thibault, il y a trois semaines.

Rappelons que Me Marc Labelle, avocat de Lise Thibault, a obtenu une permission d'en appeler de la sentence. Ce dernier ne conteste pas la durée de la peine, mais aimerait qu'elle soit purgée dans la collectivité plutôt qu'en détention.

Présent vendredi, l'avocat de la défense a contesté la procédure de son confrère. «Selon eux, le jugement ne comportait pas de faille et maintenant, 24 jours plus tard, ils expriment des reproches au juge. Alors, ça m'a étonné.» Selon Me Labelle, les deux clans sont actuellement «aux antipodes» sur leur vision de la sentence appropriée.

En attendant la suite des procédures, Lise Thibault a été assignée à la maison.

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