Secourue par des pompiers qui ne peuvent l'aider

Appelés à secourir une dame de 83 ans... (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

Agrandir

Appelés à secourir une dame de 83 ans coincée dans l'escalier de sa résidence, les pompiers n'ont pas pu la déplacer, puisqu'ils n'ont pas de civières pour effectuer ce genre d'intervention.

Collaboration spéciale Steve Jolicoeur

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une dame de 83 ans est demeurée coincée une heure dans l'escalier de sa résidence avant d'être secourue par des pompiers... qui ne pouvaient pas lui venir en aide.

C'est l'histoire d'un appel au 9-1-1 peut-être mal évalué par le répartiteur qui ne lui a pas attribué un code de priorité assez élevé. C'est aussi celle du manque d'ambulances parfois criant sur le territoire de la ville à certaines heures de la journée. Mais c'est surtout un récit qui remet à l'avant-scène la pertinence de former et d'équiper les pompiers pour qu'ils interviennent comme premiers répondants.

L'appel a été fait mardi à 13h01. L'octogénaire était dans l'escalier du sous-sol de sa résidence, incapable de descendre ou de monter en raison d'un problème à une hanche. La demande d'assistance initiale a reçu du central 9-1-1 un faible code de priorité (7). 

À 13h56, pour une raison inconnue, le central a demandé l'assistance des pompiers parce qu'aucune ambulance ne pouvait encore se rendre à la résidence de la dame, située dans le quartier Montcalm.

«Ça arrive parfois que les ambulanciers [9-1-1] demandent notre aide, confirme Annie Marmen du Service des incendies. Lorsqu'ils sont arrivés sur place, les pompiers ont rassuré la dame. Mais ils n'ont pas pu la déplacer. On n'a pas de civières. On n'est pas équipé pour ça», explique-t-elle.

L'équipe a donc rappelé le central pour indiquer qu'il faudrait changer le code de priorité, d'autant plus que la dame faiblissait. Il était 14h08. Les paramédicaux de la Coopérative des techniciens ambulanciers (CTAQ) sont arrivés quelques minutes plus tard.

Pas dans les cartons

«On en parlait il y a 25 ans, lance le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin, lorsque Le Soleil le questionne sur l'utilité de former des pompiers pour devenir premiers répondants. Présentement, les membres de nos équipes spécialisées comme celle du sauvetage vertical et des matières dangereuses sont les seuls formés», explique-t-il.

D'après les informations que lui fournissait Le Soleil au moment où il a été contacté, il considérait l'intervention inhabituelle. «Il [9-1-1] ne devrait pas nous appeler pour ça parce qu'on n'est pas capable de donner le service», renchérit-il.

Il se dit ouvert à «discuter» de la possibilité de former ses membres. Mais c'est un projet qui ne semble pas être dans les cartons de la direction. «Ça dépend comment c'est fait. Ça doit être vu comme un service complémentaire au service ambulancier. Il ne faut pas que ça empêche une bonne couverture ambulancière.»

Il prend l'exemple de Montréal où le service des premiers répondants est remis en question à cause du flot d'appels auxquels les pompiers doivent répondre. «Si on est toujours sortis et que la couverture incendie n'est pas bonne, ce n'est pas mieux. Si ça se faisait, il faut s'assurer de garder des pompiers en caserne et qu'ils n'interviennent que sur des appels vraiment urgents.» Parmi les exemples donnés, il y a les crises cardiaques et les lacérations graves.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer