Des choix dangereux ont mené à la mort du petit Nathan

Nicolas Lacroix... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Nicolas Lacroix

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Ce n'est pas une demi-seconde d'inattention qui a causé la mort de Nathan Lecours, deux ans et demi, plaide la poursuite. Mais plutôt une succession de choix dangereux faits par Nicolas Lacroix.

Le procès du Lévisien de 39 ans, accusé de négligence criminelle avec arme à feu et d'homicide involontaire, tire à sa fin. S'il est trouvé coupable, Nicolas Lacroix risque une peine de quatre ans de pénitencier en raison de l'existence d'une peine minimale.

La procureure de la Couronne MSarah-Julie Chicoine a amorcé sa plaidoirie en convenant que Nicolas Lacroix voulait bien sûr aider son amie Mélanie Bissonnette le 3 mai 2012, alors qu'elle était aux prises avec un harceleur. Mais le drame n'a rien d'un accident, estime la procureure de la Couronne.

Le ton calme et froid, la procureure a détaillé les multiples gestes négligents qui, à ses yeux, ont coûté la vie au petit garçon, abattu d'une balle de fusil de calibre .12 alors qu'il faisait des «coucous» au bout de la table de la cuisine.

La première négligence de l'accusé aura été d'apporter une arme à feu dans le but de la laisser chez quelqu'un qui ne connaît pas les armes, note la procureure. Du surcroît, dans une maison où il y a un jeune enfant. Et ensuite, d'être parti avec son arme même s'il venait de prendre de l'alcool. 

«Ce qu'il a fait était clairement dangereux et pour lui, compte tenu de ses connaissances, ça aurait dû être évident», affirme Me Chicoine, ajoutant que les actions de Nicolas Lacroix étaient bien loin de celles d'une personne raisonnablement prudente.

Nathan Lecours est mort en 2012.... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Nathan Lecours est mort en 2012.

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Version à écarter

La version de l'accusé, qui s'est modifiée en cours de route, doit être écartée, croit la Couronne. Lacroix a d'abord dit que le coup était parti aussitôt qu'il avait ouvert l'étui du fusil. Il a ensuite indiqué aux policiers que c'est après avoir déverrouillé l'arme que le fusil s'était déchargé.

Selon Me Chicoine, la juge Pelletier devrait plutôt retenir le témoignage de la mère de la petite victime, Mélanie Bissonnette, qui a dit se souvenir du drame dans les moindres détails.

Selon Mme Bissonnette, Lacroix a appuyé sur un bouton pour casser l'arme en deux. Il a ensuite pris une balle et lui a montré comment l'insérer avant de refermer le canon.

Il aurait ensuite voulu lui expliquer le fonctionnement du cran de sûreté. Les deux mains sur l'arme, Lacroix s'est alors interrogé à haute voix sur un problème de fonctionnement. C'est à ce moment que le coup fatal a été tiré.

Après s'être montré d'abord prêt à plaider mardi, Nicolas Lacroix, qui se représente seul, a demandé à ce que ses représentations soient reportées à mercredi.

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